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Affaire/Kasumbalesa :L’UE apporte son soutien à Katumbi en appelant à un processus électoral « véritablement inclusif »

déclaration faite lundi 6 août 2018, le porte-parole de l’Union Européenne (UE) a, sans le citer, apporté son soutien à l’opposant Moïse Katumbi Chapwe en insistant sur le fait que  »le processus électoral qui entame une étape décisive avec la finalisation des candidatures pour les élections présidentielles et législatives doit être  »véritablement inclusif ».

Pour l’UE, les événements de Kasumbalesa, par lesquels Moïse Katumbi a été empêché de rentrer dans son pays pour déposer sa candidature à la présidentielle de décembre prochain, témoignent du besoin d’assurer au processus électoral un environnement pacifié et sans entrave.

»Alors que le processus électoral dans la République Démocratique du Congo entame une étape décisive avec la finalisation des candidatures pour les élections
présidentielles et législatives, les événements des derniers jours témoignent du besoin
d’en assurer un environnement pacifié et sans aucune entrave. », lit-on dans le communiqué parvenu à la Rédaction de 7SUR7.CD.

L’UE presse l’UA (Union africaine) à faire respecter les libertés de tous les congolais et appelle en même temps à l’application des mesures de décrispation contenues dans l’accord de la Saint Sylvestre 2016.

»Ainsi, l’Union Européenne appuie pleinement l’appel du Président de la Commission de
l’Union Africaine au respect des droits et libertés de tous les Congolais, indispensable à la tenue d’un scrutin paisible, transparent et véritablement inclusif.L’Union Européenne rappelle l’importance de l’engagement pris par tous les partis de respecter l’Accord
politique de la Saint Sylvestre, y compris les mesures de décrispation, afin d’assurer
unecompétition électorale équitable et crédible. », écrit son porte-parole.

Enfin, l’UE, dit le communiqué, continuera à suivre la situation avec attention et en concertation
étroite avec ses partenaires, dont en premier lieu l’Union Africaine et l’ONU.

Pour rappel, les villes de Lubumbashi et Kasumbalesa dans le Haut-Katanga, ont été paralysé par la présence de Moïse Katumbi qui attendait de l’autre côté de la frontière zambienne pour remplir les formalités d’usage et retourner dans son pays après deux ans d’exil.

Les deux villes ont été fortement militarisées avec le déploiement des forces de sécurité.
Katumbi n’a finalement pas pu regagner la RDC.
Ses partisans, frustrés sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement.
Le calme n’est toujours pas revenu de manière durable dans le sud de l’ex Katanga, fief de l’opposant congolais.
Les tensions demeurent.

La RDC est à 5 mois des élections générales, que toute le monde qualifie d’historiques car elles pourraient donner lieu à la toute première passation pacifique du pouvoir. Depuis 1960, date d’accession de la RDC à l’indépendance, tous les transferts du pouvoir d’Etat ont été sanglants.

Le président Kabila, fin mandat depuis 2016, ne peut plus se représenter.

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