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Au Nicaragua, la réforme des retraites retirée après cinq jours de chaos

Le président Daniel Ortega a retiré la réforme des retraites qu’il portait après cinq jours de chaos et au moins 25 morts du Nicaragua, pays très pauvre d’Amérique centrale.

Direction d’abord le Nicaragua, où le président a finalement accepté de retirer sa réforme des retraites. Mais il a fallu pour ça 5 jours de manifs et au moins 25 morts. Inouï !

Imaginez les rues de la capitale, Managua, jonchées de débris, de voitures incendiées, de barricades, des bâtiments publics saccagés, des grandes surfaces pillées. Ce qui est fou c’est la vitesse avec laquelle de simples manifs, lancées mercredi par les étudiants de ce petit pays d’Amérique Centrale, ont dégénéré en violents affrontements. C’est finalement la répression menée par l’armée qui a provoqué l’embrasement. Les militaires ont tiré sur les manifestants. Parmi les morts, il y a des étudiants, quelques policiers, et des sympathisants du Front sandiniste au pouvoir, venus se mesurer aux manifestants. Cinq jours ont suffi pour créer une situation de chaos.

Tout ça pour une réforme des retraites ?

Oui. Le président Daniel Ortega, au pouvoir depuis 11 ans, a voulu imposer cette réforme pour s’attaquer au trou de la Sécu : 76 millions de dollars de déficit. Et pour ça, suivant les recommandations du Fond Monétaire International, il voulait augmenter les contributions sociales des salariés et des employeurs et baisser le montant des retraites de 5%. Ç’a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Pourquoi, parce que la précarité est déjà importante dans le pays ?

Le Nicaragua est un pays pauvre, 4 habitants sur 10 vivent avec moins de 2 euros par jour. Déjà les tarifs de l’électricité et du carburant ont augmenté, les aides sociales ont été baissées car depuis des années le Nicaragua bénéficiait de l’aide du Venezuela, pays lui-même en crise grave donc finies les subsides.

Le retrait de la réforme, ça suffira à arrêter les manifestants ?

Les observateurs pensent que non. Le ras-le bol qui s’exprime vise le pouvoir d’Ortega et de sa femme, Rosario Murillo, qui est devenue vice-présidente il y a quelques années. Il vise le gouvernement, accusé de corruption. Même les patrons, jusqu’ici alliés indispensable d’Ortega, semblent le lâcher : ils ont appelé à manifester à nouveau aujourd’hui, pacifiquement. Le « comandante » Ortega, 72 ans, en est à son 4e mandat mais il est sur la scène politique depuis la révolution sandiniste de 1979. Les Nicaraguayens disent aujourd’hui dans la rue qu’ils veulent tourner la page.

Figurez-vous que Vincent Cassel est le héros du moment au Brésil. Le Français incarne un James Bond parodique dans une vidéo diffusée sur YouTube. Et ce qui lui vaut cette cote d’enfer, c’est que son personnage s’attaque à un sujet très chaud et très sérieux. 

Oui l’acteur français, qui partage sa vie entre Paris et Rio, incarne à l’écran le fameux agent secret britannique. Dans ce court métrage satirique, il est en pleine course poursuite pour arrêter un méchant, rien de nouveau, sauf qu’au moment fatidique, deux policiers apparaissent. Ils veulent voir les papiers de l’agent 007, qui leur répond en portugais : il a un permis de port d’arme, la bénédiction de la Reine d’Angleterre. Mais pour les policiers corrompus, ça n’a aucune valeur au Brésil. Le policier gifle James Bond et l’autre comparse l’achève d’un coup de taser électrique.

Mais pourquoi ça fait rire ? Parce que c’est hyper violent, non ?

Parce que c’est la version tragi-comique d’une violence quotidienne qui a tué en 2017, dans l’État de Rio de Janeiro, plus de 1000 civils lors d’affrontements avec la police. Une police qui tue plus qu’aux États-Unis, pleure aussi ses morts. Alors cette vidéo produite par la très populaire troupe d’acteurs « Porta dos Fundos », (ce qui veut dire la porte de service en portugais) a déjà été vue plus d’un million et demi de fois. L’acteur français, invité surprise de la semaine, a fait exploser les audiences !

Parce qu’il vient porter un regard d’étranger ?

Oui, et la parodie fonctionne ! Car même James Bond n’est pas à l’abri des abus de la police, qui n’hésite pas à maquiller les scènes de crimes. Dans cette vidéo mettent leur arme dans la main de James Bond et lui volent sa montre au passage. Au Brésil, on est encore sous le choc après l’assassinat de la conseillère municipale Marielle Franco, vous vous en souvenez, il y a mois, d’une balle dans la tête. L’enquête s’oriente déjà vers les milices, composées d’anciens militaires, justement, qui font la loi dans les quartiers qu’ils contrôlent. Tout ça dans un contexte très tendu depuis l’intervention militaire à Rio de Janeiro, décidée par le président en début d’année.

En bref, en Islande, un hacker de bitcoins s’est évadé en Islande, et ça en fait rigoler beaucoup.

Oui, sauf la police. Cet homme, Sindri Thor Stefansson, faisait partie d’un gang soupçonné d’avoir volé quelque 600 ordinateurs servant à miner (donc à fabriquer) du bitcoin. Montant estimé : 2 millions d’euros. Mais il n’aura passé que 10 jours dans sa prison de basse sécurité. Il se serait échappé par une fenêtre, puis il a ensuite parcouru près de 100 km pour rallier l’aéroport, on ne sait pas comment. Et là, il a sans doute embarqué dans le même avion que la Première ministre islandaise ! Direction la Suède, où le monsieur est recherché. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui, et le voilà considéré comme le cerveau du plus grand vol jamais commis dans le pays.

Le Ghana a fait une proposition étonnante pour remplacer l’appel du muezzin et privilégie WhatsApp.

Oui parce certains se plaignent d’être réveillés très tôt, à Accra la capitale du Ghana. Un membre du gouvernement a donc pensé que les mosquées pourraient arrêter de diffuser les appels à la prière par haut-parleur, et remplacer l’appel du muezzin par des textos ou des messages WhatsApp. Suggestion peu appréciée par la communauté musulmane, qui représente environ 20% de la population et qui a demandé la démission du ministre.

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