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Audit du fichier électoral par l’OIF : les premiers couacs entre la CENI et l’Opposition

 – L’arrivée d’une délégation de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a été saluée de partout. Elle a accepté, de ce fait, d’auditer le fichier électoral à condition qu’il soit mis en place le comité de pilotage auquel doivent être associés non seulement les acteurs politiques, mais aussi les partenaires techniques et financiers.

L’objectif de l’OIF est de s’assurer de la transparence, mais surtout, de la confiance de toutes les parties à ce processus. Elle souhaiterait impliquer les différentes forces politiques en l’occurrence : la Majorité présidentielle et l’Opposition. Pas seulement la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.

L’OPPOSITION DENONCE DES MANOEUVRES, LA CENI RASSURE

L’Opposition parle déjà des manœuvres tendant à bloquer l’audit de l’OIF alors que des sources proches de la Ceni font savoir que tout est mis en œuvre pour la mise sur pied dudit comité.

Pour l’Opposition, cette opération qui était censée débuter le 6 mai et durer trois semaines maximum, n’a toujours pas débuté. Elle craint, de ce fait, que les différentes échéances soient perturbées à cause de l’absence du Comité de pilotage.

Il sied de rappeler, que la Ceni avait déjà, au terme d’un travail de nettoyage du fichier électoral, radié 6.254. 902 noms pour ne retenir que 40. 287. 387 personnes inscrites sur le fichier électoral.

Les statistiques brandies avaient été contestées par l’Opposition qui exigeait un audit du fichier électoral dont les chiffres ne semblaient pas lui inspirer confiance. Ce à quoi la Ceni s’est pliée en acceptant le service de l’OIF. Mais déjà, cette structure de la francophonie avait, en son temps, audité le fichier électoral de 2015.

Son travail était, en effet, boudé par l’Opposition, qui remettait en cause son indépendance.

Tout en dénonçant le faible taux d’enrôlement dans plusieurs provinces considérées comme ses bastions, l’Opposition souhaite avoir « un droit de regard » et envoyer ses propres auditeurs pour s’assurer des résultats de l’opération à engager. Et, plus les choses traînent, plus cela aura des répercussions fâcheuses sur la suite du calendrier étant entendu que le 23 juin, la CENI devra normalement convoquer le corps électoral.

Jusque-là, tout semble marcher comme prévu du côté de la CENI. La loi portant répartition des sièges qui reste l’une des dernières contraintes légales à lever est en passe d’être promulgué ce mardi par le chef de l’Etat, après son adoption en version définitive par les deux chambres législatives.

QUID DE L’ENROLEMENT DES CONGOLAIS DE L’ETRANGER ?

Les signaux lancés en ce qui concerne l’enrôlement des Congolais des étrangers ne sont pas rassurants. A l’issue d’un échange samedi 5 mai dernier avec le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, le président de la Commission électorale nationale indépendante Corneille Nangaa, a avoué qu’il était techniquement difficile d’enrôler les Congolais de la diaspora dans le respect du calendrier électoral.

Le président de l’Assemblée nationale a, de ce fait, invité les élus du peuple à mettre de côté leur position partisane afin de lever ensemble une option républicaine sur la question de l’enrôlement des congolais de la diaspora. Et d’indiquer que le Parlement doit s’assumer en supprimant cet enrôlement afin de permettre à la CENI d’aller droit vers les élections du 23 décembre 2018.

Aujourd’hui, près de 16 millions de Congolais sont éparpillés à travers le monde. Selon le calendrier de la CENI, l’enrôlement de cette catégorie d’électeurs, est prévu du 01 juillet au 28 septembre prochain.

Forum des As 

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