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Cameroun : deux chefs d’établissements scolaires enlevés dans la zone anglophone (médias)

eux responsables d‘écoles publiques ont été récemment kidnappés par des inconnus Buea au sud-ouest du Cameroun. Des observateurs pointent du doigt les séparatistes anglophones.

Interrogations, inquiétudes, angoisse, ….À Buea comme dans tout le sud-ouest anglophone du Cameroun, les populations ont les mains sur la tête depuis le 25 mai dernier. Jour où, Georgiana Enanga Sanga, proviseur du collège public (GHS) Bolifamba Mile 16-Buea et Eric Ngoumba, principal de l’Académie baptiste camerounaise Yoke-Muyuka.

D’après des témoins cités par des médias locaux, les deux responsables se trouvaient à bord d’un véhicule de transport en commun qui a été intercepté par quatre personnes munies d’armes de guerre dont la marque n’a pas été révélée. Les assaillants ont pris Georgiana Enanga Sanga et Eric Ngoumba et les ont conduits à une direction inconnue, malgré les supplications d’autres passagers.

L’arrivée jugée « tardive » des forces de sécurité n’a pas permis de rattraper les quatre ravisseurs. En attendant de les retrouver, les autorités ont tenu à rassurer les élèves et parents d‘élèves quant au bon déroulement des examens de fin d’année.

S’il est pour l’instant difficile d‘établir un lien étroit, ce kidnapping ressemble au mode opératoire des séparatistes anglophones depuis le déclenchement en novembre 2016 de la crise dite anglophone.

Une crise née lorsque les Camerounais des zones d’expression anglophone ont commencé à revendiquer entre autres, la réduction de la fracture infrastructurelle et la représentativité équitable dans les institutions par rapport aux autres régions du pays. Les dialogues initiés par Yaoundé, les arrestations de leaders de la sécession et les multiples actions militaires ne suffisent pas jusqu’ici à faire baisser la tension.

Conséquence : il y a une sorte d’enlisement de la crise. Avec d’importants dégâts collatéraux. Au moins 45 militaires et plus de 600 civils ont déjà péri du fait de cette crise anglophone, selon des ONG.

En outre, quelque 160 000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l’ONU, et 34 000 se sont réfugiées au Nigeria, d’après l’agence nigériane de gestion des urgences (Sema).

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