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Conflit minier à Rubaya : un député national en appelle au gouvernement central

Dans un communiqué publié ce lundi 21 mai 2018, le député national et élu de Masisi au Nord-Kivu, Ayobangira Safari, encourage le gouvernement central à trouver une solution dans le dossier du conflit minier de Rubaya dans le même territoire.

Il estime par ailleurs que la fermeture unilatérale et « sans respect des conventions » de cette mine dont plus de 95% de la production est assurée par plus de 3500 exploitants miniers artisanaux est une grande perte pour le Trésor public et pour les populations dépendantes. Une situation qui pourrait dégénérée en conflit communautaire voire armé, prévient-il.

« Vu la nature de l’exploitation actuelle avec une très faible industrialisation, nous suggérons l’instauration d’une ZEA (Zone d’exploitation artisanale) et la libéralisation du marché via la multiplication des comptoirs et coopératives pour éviter tout monopole nuisible aux affaires et assurer convenablement la défense des différentes couches d’exploitants [négociants, creuseurs] » dit le député, dans son communiqué.

Le député national appelle aussi à revisiter les termes de la convention entre ces deux sociétés.

« Il convient également de revisiter les termes de la convention reliant ces deux sociétés pour permettre plus d’équité pouvant non seulement mettre fin à la fraude minière mais également assurer des meilleures conditions de travail aux creuseurs », dit-il.

Depuis quelques jours un conflit s’observe entre la Coopérative des Exploitants miniers artisanaux de Masisi “COOPERAMA” et la Société Minière de Bisunzu “SMB” à Rubaya dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Les sources sur place renseignent que cette situation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive serait causée par le non-respect du protocole signé en 2013 entre ces deux sociétés.

Les mêmes sources disent que la procédure n’a pas été respectée par la SMB et qui ne permet plus à environ 3500 exploitants miniers artisanaux d’exercer leur activité quotidienne car la société minière de Bisunzu aurait bloqué l’accès à la concession où ces exploitants œuvrent.

Le groupe thématique mines de la société civile forces vives du Nord-Kivu a aussi condamné avec la dernière énergie ce qu’elle qualifie de recours à la violence et aux actes de barbaries de quelques exploitants artisanaux depuis le début de la crise, appelant au dialogue entre les deux parties.

 

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