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Elections : d’après une enquête de CERED-GL, la participation politique de la femme congolaise reste un défi

Malgré les progrès réalisés sur le plan juridico-institutionnel, les défis à relever sont encore immenses et des actions courageuses doivent encore être engagées pour favoriser et accroître la participation politique de la femme en RDC.

Le Centre régional des recherches, des documentations pour les femmes, le genre, la construction de la paix dans la région des Grands Lacs (CERED-GL) a présenté, le vendredi 24 août 2018, le rapport de l’enquête sur la participation politique des femmes en RDC.

En effet, avec l’appui de la Fondation Konrad Adenauer, cette enquête, menée auprès d’un échantillon de 200 femmes leaders politiques, démontre que la participation politique de la femme congolaise reste encore un défi à relever. Sur ce, une table ronde a été organisée pour échanger avec les femmes leaders afin d’arrêter des stratégies pour mener ce combat.

Le représentant-résident de la Fondation Konrad Adenauer en RDC, Gregor Jaecke, a affirmé que, si la Fondation a appuyé cette étude, c’est parce que l’un de ses objectifs consiste à renforcer les capacités des femmes congolaises afin de les encourager à participer activement à la vie politique, économique et sociale de leur pays.

Le représentant-résident de la Fondation Konrad Adenauer en RDC, Gregor Jaecke, a affirmé que, si la Fondation a appuyé cette étude, c’est parce que l’un de ses objectifs consiste à renforcer les capacités des femmes congolaises afin de les encourager à participer activement à la vie politique, économique et sociale de leur pays.

La Fondation veut appuyer la promotion de la démocratie et de l’État de droit. Et cette démocratie, selon Abraham Lincoln, « c’est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple » . Deuxièmement, la Fondation porte le prestigieux nom de Konrad Adenauer, ancien maire de la ville de Cologne qui est considéré comme le père fondateur de la démocratie allemande actuelle.

LE TEMPS FORTS DE CETTE TABLE RONDE

Gregor Jaecke a révélé que, c’est en 1958, la neuvième année de l’époque Adenauer, qu’une loi fut votée, donnant ainsi le droit aux femmes de se choisir librement un travail. Également de disposer librement de leur argent. Aujourd’hui, l’Allemagne est considérée comme l’un des pays dans lequel l’émancipation de la femme a atteint un des niveaux les plus élevés au monde. Le programme de cette rencontre a prévu l’intervention de Mme Vitalie Lubuma sur l’introduction du Rapport de l’enquête et celle du Prof Lututala Bernard sur la présentation de ce rapport. Tous deux du CEREDGL.

Mme Vitalie Lubuma a évoqué la problématique générale qui, d’après cette enquête, se pose en termes de leur implication dans les différentes sphères du pouvoir. Elle a également justifié le contexte de l’étude, tout en donnant quelques statistiques ainsi que des raisons qui sont à la base de cette faible participation. Mme Vitalie a, souligné l’objectif général de cette enquête qui est de contribuer à la promotion de la participation politique des femmes en RDC.

Là, il s’agit d’examiner jusqu’où cette participation constitue une réalité et quels seraient les obstacles éventuels. De déterminer l’impact de l’accompagnement assuré par la Fondation Konrad Adenauer à travers les formations.

Quant au professeur Lututala, il a fait valoir que le concept de la participation politique des femmes a été expliqué sous toutes ses facettes. Il a également fait mention de repères historiques dans le monde, en Afrique et en RDC. Plusieurs points ont été abordés par rapport à la participation politique de la femme, notamment l’affiliation politique, le parcours, l’implication, la participation aux élections, les stratégies pour maintenir les femmes congolaises sur la scène politique ; ainsi que le renforcement des capacités des femmes congolaises pour leur participation politique.

À en croire Mme Jeanine-Gabrielle Ngungu de l’ONG Cause commune, la problématique de la participation politique de la femme est un problème réel. C’est vraiment une lutte de fond et qui sollicite l’implication de tous. « À entendre le résultat publié, on se rend compte que ce sont des pesanteurs culturelles », a-t-elle soutenu.

Et de poursuivre : « Nous devons chercher à connaître les pratiques, les normes socioculturelles qui accompagnent toute la dynamique politique du pays. Les femmes doivent faire transparaître toutes les difficultés auxquelles elles font face en étant aussi bien dans les partis politiques que dans les instances de prises des décisions. » C’est ainsi que cette activiste des droits des femmes appelle à l’engagement citoyen de toutes les femmes avant de parler de leur participation massive à la politique.

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