Browse By

Insolite : La RDC n’accordera plus aux Français et aux Belges que des « visas humanitaires ou pour soins médicaux »

Emmanuel Ilunga, ministre en charge des Congolais de l’étranger, a confirmé jeudi à Jeune Afrique la décision de Kinshasa de n’accorder aux ressortissants français et belges que des “visas humanitaires ou pour soins médicaux”

La consigne était déjà donnée à l’oral, elle est désormais mise par écrit. Dans une note du ministère congolais des Affaires étrangères, datée du 24 juillet et authentifiée par Jeune Afrique, Emmanuel Ilunga, ministre délégué en charge des Congolais de l’étranger rappelle que, « de manière non équivoque (…) les ambassades de Belgique et de France n’accordent plus que des visas humanitaires ou pour soins médicaux aux ressortissants congolais depuis la fermeture de la Maison Schengen », fin janvier.

En conséquence, écrit le ministre, « il est demandé à toutes les représentations diplomatiques [congolaises] d’appliquer les mêmes dispositions à leurs ressortissants [des Français et des Belges, ndlr] par principe de réciprocité ».

Application de la Convention de Vienne

Contacté par Jeune Afrique, Emmanuel Ilunga confirme cette « restriction » et justifie la décision de son gouvernement par « l’application stricte de la Convention de Vienne » qui régit les rapports entre les États.

Depuis plusieurs mois, des officiels congolais se plaignent de ne pouvoir obtenir de visas pour l’espace Schengen. « La balle est dans le camp des autorités congolaises : si Kinshasa donne son feu vert, la Maison Schengen sera rouverte et la délivrance des visas reprendra normalement », nous confiait, il y a peu, un diplomate occidental basé dans la capitale congolaise.

La Maison Schengen de Kinshasa, gérée par Bruxelles pour le compte de 17 États membres de l’Union européenne plus la Norvège, a été fermée à la suite des tensions diplomatiques entre la RDC et la Belgique, sur décision des autorités congolaises. « Elle n’ouvrira pas ! » a récemment martelé le ministre Emmanuel Ilunga dans une interview à Jeune Afrique.

Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *