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La situation des sages-femmes en RDC

Jouer le rôle de support et d‘éducation aux femmes enceintes, assurer la surveillance ou encore le suivi médical d’une grossesse… Ce sont entre autres les tâches assignées à Eugénie Nzigire Ngabo, sage-femme à Bukavu dans le Sud-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo. Elle cumule 30 ans d’expérience, et à réaliser plus de 3 000 accouchements.

Mon message à l’occasion du 5 mai, cette journée dédiée aux sages-femmes, c’est de nous encourager parce qu’il y a des hommes et des femmes qui pratique ce métier. Mais vu la maigre rémunération que nous percevons malgré ce grand travail que nous abattons tous les jours, ils nous faut beaucoup prier pour que chaque accouchement se passe bien , qu’on arrive toujours à avoir après l’accouchement le bébé et la maman. Ce métier, est un métier de valeurs, des fois c’est nous-même qui ne donnons pas la valeur à notre travail, mais c’est un métier noble, car aider la maman à donner la vie n’est pas facile à déclaré Eugénie Nzigire Ngabo.

Nathalie, nouvelle maman, témoigne de son expérience. Elle avoue ne pas percevoir au départ à quel point les sages-femmes étaient professionnelles et assure avoir été sécurisée par sa sage-femme qui a démystifié l’accouchement.

“J’aime beaucoup et surtout, j’admire le travail le travail des sages-femmes il faut qu’elles continuent dans cet élan, parce que à travers, elles nous donnons la vie, elles nous aident dans tout , et puis ce n’est pas facile de gérer les caprices des femmes enceintes ,mais elles savent supporter , elles t’aident parce qu’elles comprennent que la douleur est naturelle, être sage-femme est un don et un métier noble. Elle mérite beaucoup plus qu’elle ne gagne_témoigne la nouvelle maman.

Toutes les 30 minutes, au moins une femme meurt en couches en RDC. Chaque année, environ 15.000 femmes meurent en donnant la vie. Le pays a même la réputation d‘être le “Pire pays pour être mère”.
Les sages-femmes qui sont les principales prestataires de soins auprès des femmes et de leurs nouveau-nés au cours de la grossesse, du travail, de l’accouchement et de la période post-partum sont les véritables alliées des Gynécologues obstétriciens dans le fastidieux combat contre la mortalité maternelle.

Pour Joseph Kakisingi, un Gynécologue-obstétricien vivant à Bukavu, les sages-femmes en Afrique ont besoin d’une formation continue elle doivent aujourdd’hui savoir comment utiliser la nouvelle technologique pour la surveillance du travail d’accouchement et surtout savoir alerter au bon moment le médecin.

Les sages-femmes qui évoluent en zone rurale, ont une charge de travail très élevée. Celles qui sont dans des grandes villes sont moins loties parce que généralement en sous-effectif. Aujourd’hui, elles veulent qu’une place importante soit donnée à leur profession pour accompagner encore plus efficacement les mamans pendant la grossesse et l’accouchement.

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