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Laurent Wauquiez favorable à la « castration chimique » pour les « prédateurs sexuels

Réagissant au meurtre d’Angélique, une adolescente tuée la semaine dernière par un homme déjà condamné pour viol, le président des Républicains Laurent Wauquiez s’est prononcé pour la « castration chimique » des « prédateurs sexuels ».

« Comment se fait-il que cet homme déjà condamné pour viol ait pu être remis en liberté sans surveillance ? » Laurent Wauquiez, dans un entretien accordé à 20 Minutes mercredi 2 mai, a réagi au meurtre d’Angélique, violée et tuée la semaine dernière à Wambrechies. Le suspect, qui a avoué les faits, était inscrit au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

« Les prédateurs sexuels doivent soit subir une castration chimique, soit rester en prison », a estimé le président des Républicains (LR), pour qui « il faut ouvrir la possibilité pour le juge de rendre obligatoire la castration chimique ».

« Il faut que le juge puisse l’imposer au violeur »

« Malheureusement ce fait divers n’est pas isolé. Les chiffres sont terrifiants : chaque année 62 000 femmes sont violées en France, une femme de moins de 35 ans sur vingt est agressée sexuellement chaque année et un violeur sur vingt récidive. On ne peut pas rester les bras croisés face à ces réalités », a poursuivi Laurent Wauquiez.

Alors que plusieurs psychiatres mettent en doute l’efficacité de cette mesure, Laurent Wauquiez répond : « Ce qui m’importe, c’est la protection des victimes, pas les droits des violeurs ». « Aujourd’hui, la castration chimique se fait à la demande du violeur lui-même, c’est absurde. »

Dans l’affaire du meurtre d’Angélique, David Ramault, 45 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit du lundi 30 avril au mardi 1er mai pour séquestration, viol et meurtre. Il avait été condamné en 1996 pour « viol avec arme sur mineure de moins de 15 ans », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence », ce qui lui avait valu une inscription au FIJAIS.

En 2009, Nicolas Sarkozy s’était lui aussi prononcé en faveur de la castration chimique. La mesure avait été examinée au Parlement mais finalement rejetée. Une même proposition de loi avait déjà été repoussée deux ans plus tôt.

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