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Le Burundi se rapproche de son référendum controversé

Une semaine après le début de la campagne électorale pour le référendum constitutionnel controversé du 17 mai, les habitants de Kanyosha, communauté rurale de Bujumbura, sont prêts à participer au vote.

« Nous allons les écouter pour savoir pourquoi ils veulent modifier la constitution » (Jacqueline Maniratanga, habitante de Kanyosha)
A dix jours de l’élection référendaire, les habitants de Kanyosha vaquent à leurs activités, principalement agricoles. À les entendre parler, ils suivent de près l’évolution de la situation politique du pays. Ils ont des téléphones, écoutent quasi-quotidiennement la radio, bref, ils se tiennent informés de l’actualité burundaise.

Des leaders politiques attendus sur le terrain

Mais avant de prendre leur décision, ils veulent en savoir plus sur la réforme de la constitution et attendent la visite des leaders politiques en campagne de sensibilisation.

« Nous l’avons appris brièvement à la radio. Mais il vaut mieux la campagne pour nous enseigner. S’ils nous convainquent, on saura quoi voter. Nous voterons oui ou non selon l’intérêt que nous y voyons », nous explique Diomède Mpaweniman.

« Quand le rendez-vous arrivera, nous voterons ce qui nous tient à cœur. S’ils viennent battre campagne, nous allons les écouter pour savoir pourquoi ils veulent modifier la constitution parce que certains d’entre nous ne les comprennent pas. Ils ne sont pas encore descendus sur notre colline. Une fois convaincus, on votera soit oui soit non », renchérit Jacqueline Maniratanga.

Certains messages électoraux sont déjà livrés par les administratifs à la base en attendant les leaders des partis politiques au niveau national. Vianney Manirakiza est le chef de la sous-colline Kavumu. Il explique comment il s’y prend pour convaincre les habitants.

« Pour les sensibiliser, on se réunit pour échanger avec les citoyens sur leur perception des élections. Ils nous promettent de participer aux élections parce que dans la vie d’un pays, il faut voter », conclut Vianney Manirakiza.

Une participation qui cristallise de nombreux enjeux

Les confessions religieuses s’adressent également à leurs fidèles. C’est leur part à l’édifice du pays, disent-elles. Devant son église protestante à la sortie du culte, Albin Isaac Uwimana, natif de Kanyosha, se dit prêt, comme ses fidèles, à participer au vote référendaire. « Les responsables des partis politiques tiennent des réunions avec leurs militants et livrent des messages. Nous connaissons déjà la date, c’est le 17 mai et la plupart savent déjà ce qu’il faut voter si c’est oui ou non. On attend la date, c’est tout ! », s’exclame l’homme d’église.

Certains habitants de la place se gardent de s’exprimer au micro, pour des raisons tenues secrètes. Ils savent toutefois que le 17 mai est le jour du scrutin et promettent d’y participer.

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