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Léon Kengo wa Dondo : l’une des énigmes du FCC

Personne ne l’a vu au Salon Congo. Pourtant, il y était. Ou presque. Par conséquent, personne ne l’a vu signer au bas de la charte constitutive du Front commun pour le Congo (FCC). Pourtant, il a apposé sa signature. Par son ombre interposée. Lui, c’est bien entendu Léon Kengo. Le même.

S’il n’a pas été physiquement présent dans la très feutrée salle de l’ex. Inter estampillée Salon Congo relooké comme jamais auparavant, le leader de l’Opposition républicaine (OR) y a été valablement représenté par son homme lige. Celui que l’on appelle tout simplement RAM comme Représentant de l’autorité morale. Il s’agit de Michel Bongongo, commandeur des Kengistes.

C’est donc cet homme de confiance qui a engagé le patriarche en signant la Charte. Sans descendre de son piédestal de la salle des conférences internationales du Palais du peuple où il officie les plénières du Sénat, Léon Kengo a embarqué dans le bateau battant pavillon FCC.

Pour qui connait ce vétéran de la politique zaïro-congolaise doublé d’un fin stratège, son adhésion à la méga plateforme inspirée par le Raïs n’a rien de…protocolaire. Pas plus qu’elle ne procède du snobisme ambiant ni, encore moins, d’un simple calcul bassement digestif.

D’où, il ne serait pas inintéressant de sonder les ressorts de ce qui ressemble à un coup de poker de Kengo. Lui dont on ne peut pas dire qu’il sent la kabilie. Lui qui a le « coup d’après » -si essentiel en politique- chevillé à son ADN. Ce qui l’avait même poussé à déclarer au crépuscule du Régime Mobutu qu’on n’avait pas fini de parler de lui. La suite lui a donné raison.

Personne ne pouvait en effet parier un kopeck sur la résurrection politique de celui qui, pour avoir été trois fois Premier ministre, incarnait aux côtés d’autres dinosaures ; la Deuxième République.

Plus de 20 ans après le requiem du Zaïre de Mobutu, Léon Kengo wa Dondo est le troisième – en France deuxième- personnage de l’Etat. Il faut le faire.

Alors, du haut de ses cinq décennies de vie publique, qu’est-ce que le patriarche de l’Equateur a pu bien lire dans sa boule de cristal pour le déterminer à convoler en justes noces avec un Président théoriquement… sortant ? Là est l’une des énigmes que charrie l’avènement du FCC.

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