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Les électeurs de Yumbi, Butembo et Beni conviés à voter en toute sérénité

C’est jeudi 28 mars que la CENI a, pour une énième fois, confirmé pour ce dimanche 31 mars, l’organisation des législatives partielles pour deux provinces. A savoir : les circonscriptions électorales de Beni, Beni-Territoire et Butembo dans le Nord-Kivu et celle de Yumbi dans le Maindombe.

Dans la soirée du même jeudi, un communiqué de la Présidence de la République a abondé dans le même sens, conviant les populations de ces circonscriptions électorales à se rendre massivement au vote.

Les électeurs de ces contrées sont appelés aux urnes après le report des scrutins, décidé par la Centrale électorale, suite à la survenance du virus-Ebola qui sévissait dans cette région du Nord-Kivu et à l’insécurité qui a prévalu à Yumbi.

Selon le Gouvernement congolais, l’insécurité persiste à ce jour à Yumbi où ont été commis des massacres après les affrontements interethniques entre les communautés Banunu et Batende. Raison pour laquelle, lors de la réunion en cours de la tripartite CNSA-Gouvernement-CENI, l’Exécutif, par le biais du ministre intérimaire de l’Intérieur, Basile Olongo, a demandé à la CENI de reporter la tenue du scrutin de trois mois ou plus.

Aux dires du patron de l’Intérieur et Sécurité, la Centrale électorale était conviée à surseoir sa décision d’organiser les élections ce week-end. Ce, du fait que les populations déplacées par ces douloureux événements n’ont pas encore regagné leur milieu de vie. Le maintien du vote à la date fixée par la Ceni aurait entre autres comme conséquences le faible taux de participation, redoutait à cet effet le vice-Premier ministre Basile Olongo.

Au parfum de cet avis du Gouvernement, le Rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba, a fait savoir jeudi que la plénière de la Centrale électorale s’était réunie pour examiner cette proposition . Après débat sur cette sollicitation du report des élections à Yumbi, les cadres de la Ceni ont estimé que la réunion de la tripartite CNSA-Gouvernement-CENI n’est pas un cadre légal institutionnel habilité à faire une quelconque demande de report à la CENI. Ils ont, par conséquent, maintenu l’élection pour ce dimanche dans toutes les circonscriptions restantes, y compris Yumbi.

Embarras

Parallèlement, la CENI était confrontée à la même difficulté du respect de la loi sur la suspension, par la réunion interinstitutionnelle dirigée par le Président Félix Tshisekedi, de l’installation du Sénat et de l’élection des gouverneurs de provinces.

Là également, la Centrale électorale a estimé, à juste titre, que les décisions de l’interinstitutionnelle ne sont pas exécutoires, car il s’agit d’une réunion informelle. Raison pour laquelle, la Ceni a réaménagé le calendrier électoral et fixé la date, au second degré, de l’élection des gouverneurs de provinces au 10 avril prochain.

Quant à l’installation du Sénat, la CENI entend fixer la nouvelle date dans les tout prochains jours, après de fructueux échanges avec les différentes Institutions de l’Etat et les parties prenantes.

L’équation du seul électoral

Pour revenir à Yumbi, Beni, Beni-Territoire et Butembo, les différents candidats des regroupements politiques qui seront en lice, devront être vigilants sur le calcul, par la CENI, du seuil d’1% sur les suffrages exprimés sur toute l’étendue du pays.

Au fait, ne seront élus pour ces législatives partielles que les candidats dont les regroupements avaient déjà atteints le seuil d’1% des voix lors des scrutins du 30 décembre 2018.

Les suffrages de Yumbi, Beni, Beni-Territoire et Butembo ne seront qu’un surplus pour ceux qui avaient déjà atteint le seuil. Car, ce seuil, c’est sur toute l’étendue du pays et non seulement dans les trois circonscriptions électorales restantes.

Ce qui fait qu’à cause de ce filtre du seuil national d’1% de suffrages exprimés que doit atteindre chaque regroupement, on risque de se retrouver avec la même configuration qu’au 30 décembre 2018, pour les 20 sièges des députés restant à élire dans les trois circonscriptions électorales.

La Loi électorale est claire à ce sujet. Lorsqu’aucun regroupement n’atteint le seuil d’1% de suffrages exprimés sur le plan national, le siège revient à celui qui a atteint le seuil même en cas où son député élu a plus des voix.

Kandolo M./Forum des as

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