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Les finalistes se montrent incapables de maîtriser les contours de leurs sujets

 

Le go des épreuves de l’Examen d’Etat 2018, a été donné, hier mercredi 02 mai sur l’ensemble du territoire national. Au menu, la dissertation pour plus de 678.000 élèves de 6ème des humanités de la République. Une épreuve qui s’est bien passée pour la plupart de ceux-ci. A en juger du sentiment d’auto-satisfaction collective observé dans le chef des finalistes, au sortir des salles.

Cependant, il est constaté qu’au-delà de cette effesrscence, nombre de candidats se sont montrés incapables de maîtriser les contours de leurs sujets. Constat fait aux centres du Collège Saint Georges/Secondaire et du Lycée Bolingani, dans la commune de Kintambo.

Il est 10h35, après 2heures 35 minutes, certains élèves finissent leur épreuve de dissertation et franchissent l’enclos de l’école Saint Georges /Secondaire pour s’entretenir avec leurs condisciples sur le déroulement de l’examen.

Ils sont satisfaits d’avoir bien travaillé et ne jurent que sur de très bons résultats. Une vague d’autres finalistes, au sortir de la grille de l’école des Frères des Ecoles Catholiques (Fec) vont dans le même sens. Ils sont souriants à l’image de Guélord Munya Katantu, élève de la 6ème Commerciale et Administrative à l’école Eveil située au quartier Jamaïque à Kintambo.

“J’ai bien passé ma dissertation, je me suis bien préparé. C’est un bon début pour moi et ça va de soi pour la suite de l’Exetat. En tout cas, je suis ravi” a-t-il affirmé.

Mais en palpant du doigt ce qui s’est réellement pour cette journée inaugurale, le constat est amer dans la mesure où un bon nombre de bleu et blanc interrogés n’ont pas pu reproduire fidèlement, les contours de leurs sujets.

Une réalité inexplicable et qui saute aux yeux pour les finalistes qui viennent à peine de sortir de leur centre de passation de l’Examen d’Etat. Pour se justifier, les uns ont caché leurs insuffisances en souriant et les autres ont laissé entendre que le sujet était long.
Sur une quinzaine de finalistes interrogés, c’était hélas la même chanson. Seul, l’élève Hassan Nsiku de la 6ème Mécanique du Lycée Sainte Marie, situé au quartier I dans la commune de Ngaliema, qui a répondu normalement.

“La responsabilité des Etats, c’est pour servir et non pour dominer les peuples du monde “.
Ce centre évoqué ci-dessus a connu la participation des élèves du Collège Frère Zuza, du Complexe Scolaire Nyota, de Kimvula, d’Eveil, de Batela, du Lycée Sainte Marie.

COLLEGE SAINT GEORGES, LYCEE BOLINGANI, C’EST BONNET BLANC BLANC BONNET

Arrivé au centre du Lycée Bolingani, aux encablures de la Maternité et de l’Hôpital de Kintambo à 11h45. Nous avons remarqué une pléthore d’élèves devant le portail.

Pas de différence ! Ces finalistes ont également assuré que l’examen s’est bien passé, d’ailleurs certains ont révélé qu’ils ont fini leur épreuve avant les 4heures requises.

Comme c’était le cas dans l’autre centre, beaucoup de finalistes n’ont pas pu retenir l’intitulé et les méandres de leurs sujets.
Pour leur rafraichir la mémoire, nous avons proposé une thématique d’ordre général relative au sujet, une technique payante qui a fait que certains puissent avoir un repère.

L’exception confirmant la règle, l’élève de 6ème Chimie-Biologie, Raphaël Miyakudi Mayiza du Lycée Sevigné a pu reproduire et expliquer l’intitulé du sujet. C’était le cas pour la procédure du type de travail, un sujet à expliquer.

Dans ce type de travail, il s’agit d’appuyer exclusivement la pensée de l’auteur.
” Aujourd’hui, l’informatique est entrée dans la quasi-totalité des appareils électroniques. Elle est devenue indispensable dans notre vie de tous les jours. A expliquer “.

LE RAS-LE-BOL DES COMMERCANTES

Les vendeuses du Lycée Bolingani se sont plaint d’une activité commerciale qui n’a pas été du tout florissante.
“C’est vraiment un coup dur pour nous. Nous ne vendons pas grand-chose aujourd’hui. Notre activité commerciale a tourné au ralenti. Il y a beaucoup de finalistes, mais ils n’achètent presque rien. Ils ont même apporté leur propre stylo”, a indiqué Mme Gisèle.

Une autre vendeuse, Mme Gigi a enfoncé le clou en ces termes : “Notre activité commerciale a existé que de nom. A la base, les parents n’ont plus d’argent comme jadis. La misère bat son plein dans notre pays. Le jus vendu dans des bouteillesz en plasctique à 700 franc congolais ont été revus au rabais soit à 600 francs congolais à la demande de nos enfants finalistes.

J’ai plus vendu les étuis. J’aimerais qu’à ces élèves de 6ème se joignent ceux de notre école. Ndlr : Les élèves de Bolingani qui renoueront avec les cours respectivement ce jeudi et vendredi car leur école est un centre”, a-t-elle décrié.

Les épreuves de dissertation ont débuté ce mercredi 2 mai sur l’étendue du territoire national, dans mille neuf cent soixante-quatre centres d’Examen d’Etat et hors-frontière (Angola, Rwanda, Burundi et Tanzanie).

Ces préliminaires de l’Exetat vont se poursuivre du vendredi 04 au lundi 07 mai courant pour le compte du français oral et du jury pratique.

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