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Les météorites suscitent les convoitises dans le sud du Maroc

Ils arpentent le désert du sud du Maroc, à pied ou en voiture tout-terrain, dans l’espoir de trouver des pierres tombées du ciel : dénicher un fragment de météorite, très prisé par les chercheurs et les collectionneurs, fait rêver les nomades

Entrée dans les habitudes, la chasse aux météorites est devenue partie intégrante de la culture populaire au Maroc.

Les chasseurs de ces trésors célestes bravent souvent la chaleur brûlante pour sillonner les dunes qui camouflent ces éléments tombés du ciel.

Des météorites qui sont par la suite revendus sur un marché international, aujourd’hui en plein essor.

“Quand on sait qu’une météorite est tombée, on va à sa chasse, en fait tout le monde court derrière elle et tente sa chance. Certaines personnes trouvent quelque chose, d’autres non. Parfois, on reste 20 jours ou même un mois sans rien trouver.” Raconte Slimane El Bihi, chasseur de météorites.

“Je peux être attiré par un certain coin où je peux y aller chercher. J’ai une loupe, j’ai un aimant qui est très fort qui ne peux rien laisser. Mais les pierres sont différentes, la manette peut attraper toutes les pierres la plupart du temps, mais les météorites ont certaines caractéristiques.” Ajoute Mohamed Bouzgarine, chasseur de météorites.

Pour les scientifiques, ces roches venues d’ailleurs recèlent de précieuses informations sur les conditions de formation du système solaire il y a 4,5 milliards d’années, sur la genèse des planètes et leur composition interne. Statistiquement, une météorite sur cinq est précieuse.

Pour Mohamed Bouzgarine, “les pierres (qui viennent) de Mars sont très chères, parfois le gramme vaut plus de 4000 ou 5000 dirhams.”

“un chasseur de météorites a trouvé et vendu 600 grammes de ce spécimen pour 7.500 dirhams le gramme (660 euros)”, se rappelle Abderrahmane, un autre chasseur de météorite.

“Ce sont des scientifiques qui s’intéressent beaucoup aux pierres, mais parfois, ils n’ont pas le temps de quitter les laboratoires, puis il y a des gens qui se donnent à la recherche de pierres, il y a des sponsors.” Conclut Mohamed Bouzgarine, un autre chasseur.

Parmi toutes ces météorites, seules la “Black beauty” qui tombe à l’extrême nord du pays a jusqu’ici généré de grands profits.

Les transactions se font aussi en ligne, dans des forums spécialisés voire sur des sites de petites annonces grand public. Les plus belles pièces se vendent aux enchères à Paris ou New-York.

La législation minière actuelle au Maroc, publiée en 1951, est ambiguë en ce qui concerne l’activité commerciale autour des météorites.

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