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L’ONG FMJC plaide pour la nomination d’une femme comme premier ministre

– Alors que les congolaises et congolais attendent impatiemment la formation d’un nouveau Gouvernement, des voix s’élèvent déjà pour la nomination d’une femme au poste de premier ministre.

C’est le cas de l’ONG Femmes de Médias pour la Justice au Congo qui  a déposé un mémorandum dernièrement au président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi.

Elle plaide ainsi pour qu’une femme soit nommée premier ministre, et que d’autres femmes occupent aussi des postes de décisions au sein des entreprises publiques du Pays.

Kenneth Enim Ampi indique que cette plaidoirie vise à faire respecter la parité dans le prochain gouvernement. « C’est possible qu’une femme soit nommée Informateur ou Premier Ministre si seulement le Président de la République parvient  à appliquer le principe d’alternance basée sur le genre comme le stipule l’article 13 de la Constitution et à respecter les clauses de son discours d’investiture sur la visibilité de compétences féminines » a-t-elle précisé.

Cette visibilité poursuit-elle sera mieux illustrée que lorsque les Congolais verront qu’il y a plus de femmes nommées comme ministre, vice-ministres et directrices générales dans les Entreprises publiques.

La coordonnatrice de FMJC estime que la femme congolaise est plus que prête à assumer des hauts fonctions, d’autant plus qu’elles assument déjà des fonctions similaires, mais à des niveaux inférieurs.
« Notre ONG tient à ce que les femmes soient mieux représentés cette fois-ci. Quelques unes sont des conseillères à la Présidence, à la Primature, Professeurs d’universités, Colonel, Générale, Dirigeantes des mouvements sociaux culturels, Ingénieurs, voire Pilote et cela n’est donc pas impossible que le premier ministre soit une femme » souligne Kenneth Ampi.

Seulement, a-t-elle ajouté le FMJC déplore la discrimination ouverte ou tacite lorsqu’il s’agit de la  nomination des femmes.

Kenneth Ampi Analyse la gestion de la chose publique faite par les hommes depuis 1960, et s’interroge. « Ce sont les hommes qui ont toujours dirigé notre pays. Mais voyez vous même avec quel bilan? Ils ont pillés, tué, et ont  même occasionné de viol et violences de tous genres, puisse que la plupart d’entre eux travaillent pour leur propre intérêt », note la coordonnatrice de FMJC..

Pour elle, cette partie du discours prononcé par Félix Tshisekedi je cite « Outre l’impact indéniable des femmes dans notre vie sociale et dans plusieurs pôles économiques, il est essentiel de réaliser la promotion véritable de nos talents féminins à des postes de décisions dans notre pays », fin de  citation a donné espoir aux femmes Congolaise.

Kenneth Ampi Enim note que les hommes qui sont contre cette proposition de femmes qui représentent actuellement 52% de la population congolaise, devront encore être instruits en matière de la démocratie participative. « Ces hommes doivent retenir qu’ils ne combattent pas que leurs collègues femmes qui doivent brigué des mandats politiques, mais combattent aussi leurs filles, soeurs, mères et épouses qu’ils scolarisent pour devenir des citoyennes, futures dirigeantes des institutions de la RDC » conclut-elle.

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