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Malawi : Joyce Banda, l’ancienne présidente, de retour après l’exil

L’ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, est rentrée samedi dans son pays après quatre ans d’absence. Elle vivait en exil depuis sa mise en cause dans un scandale de corruption lui ayant coûté l’élection présidentielle de 2014.

Acclamée par ses partisans, l’ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, est revenue samedi 28 avril dans son pays, après quatre années d’un exil précipité par des accusations de corruption, mais sans livrer d’indices immédiats sur ses ambitions politiques.

Plusieurs centaines de militants enthousiastes, portant la couleur orange de son Parti populaire (PP), l’ont accueillie à sa descente d’avion en chantant « Notre mère est là, la lumière doit revenir ».

À un an des élections générales prévues en mai 2019, Joyce Banda, qui est restée la présidente du PP, a confirmé sa volonté de refaire de la politique mais n’a pas détaillé ses éventuelles ambitions personnelles.

« Je suis de retour », a-t-elle simplement déclaré, « et nous allons nous revoir pour des réunions politiques ». Dès dimanche, elle devrait s’exprimer lors d’un meeting à Malosa (centre), selon son porte-parole Andekunye Chanthunya

Joyce Banda est devenue la première femme présidente du Malawi en 2012 à la mort de Bingu wa Mutharika, le frère de son successeur, dont elle était la vice-présidente. Depuis son départ du pays après sa défaite électorale deux ans plus tard, elle a partagé son temps entre les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni.

Le « cashgate » de 2013

Joyce Banda a pu rentrer dans son pays sans encombre, malgré l’existence d’un mandat d’arrêt délivré en 2017 en raison des charges qui pèsent sur elle dans l’affaire dite « Cashgate », qui avait secoué le pays en 2013 et précipité sa défaite électorale en 2014.

Le scandale du « Cashgate » a éclaté en 2013, lorsqu’un audit international a révélé que 30 millions de dollars avaient été siphonnés des caisses du pays au profit de dizaines de fonctionnaires, hommes d’affaires et dirigeants politiques.

De nombreux partenaires étrangers avaient alors suspendu leur aide, d’un montant annuel de 150 millions de dollars, une catastrophe pour ce petit pays pauvre et enclavé d’Afrique australe dont 40 % du budget dépend de leur soutien financier.

Ce scandale a largement contribué à la défaite de Joyce Banda à la présidentielle de 2014, remportée par son ex-allié l’actuel président Peter Mutharika qui a promis d’éradiquer la corruption.

Avec AFP

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