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Opposition, vers un « front commun » contre la machine à voter

En vue d’adopter une stratégie commune pour écarter la machine à voter des scrutins du 23 décembre 2018, quatre principaux leaders de l’opposition se sont retrouvés le vendredi 7 septembre 2018 au siège de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), sur la 11e Rue, petit boulevard, dans la commune de Limete.

A cette réunion à huis clos, présidée par Félix Tshisekedi, et dont le contenu n’a pas été dévoilé, on a noté la participation de Pierre Lumbi de l’Ensemble pour le Changement, d’Eve Bazaiba du MLC (Mouvement de libération du Congo), et de Martin Fayulu de la Dynamique.

Les uns et les autres ont convenu de mettre en place un large « front commun » contre ce kit électoral de tous les dangers, dont l’usage risque de fausser complétement les résultats des urnes. Conscients du fait que sans de fortes et permanentes pressions sur le pouvoir en place et la Ceni, celle-ci risque d’opérer un passage en force, ils ont pris l’engagement de se serrer les coudes pour que cette « machine à tricher » ne passe pas.

Selon certaines indiscrétions, ces sociétaires de l’Opposition ont également abordé la question de la candidature commune et des actions à mener pour gagner la bataille de l’alternance au pouvoir lors des élections présidentielle, législatives nationales provinciales, à la fin du mois décembre 2018.

Ils se sont également mis d’accord sur la mise en place d’un cadre de concertation permanente pour des actions communes destinées à renforcer l’unité de l’Opposition. C’est là, pensent de nombreux observateurs, une manière concrète de répondre au vœu exprimé par le MLC et visant à de mettre en place un comité de crise pour évaluer le processus électoral, aussitôt après la confirmation de l’invalidation de son candidat, Jean-Pierre Bemba, de la présidentielle.

Kamerhe et Matungulu absents mais d’accord Absent à cette rencontre, Vital Kamerhe, président national de l’UNC (Union pour la nation congolaise), n’a pas caché son regret, pour n’y avoir pas été « invité », mais a réaffirmé son adhésion à l’idée de l’émergence d’un front commun contre la machine à voter et son attachement à l’unité de l’opposition.

Dans un communiqué de presse signé et rendu public par son Secrétaire général, Jean-Baudouin Mayo, le week-end dernier, l’Union pour la nation Congolaise (UNC) regrette cette omission mais rassure que l’exécution des décisions prises se fera avec sa pleine participation.

Le parti de Vital Kamerhe pense que l’unité de l’opposition est le gage de la matérialisation de la véritable alternance politique au pouvoir, en décembre 2018. Freddy Matungulu, un autre candidat à la présidentielle de décembre, a fait savoir qu’il n’a pas été informé de la réunion de l’Opposition qui s’est tenue le vendredi au siège de l’UDPS.

Dans un communiqué de presse, sa plateforme, Syenco, souligne que « le président de Congo na Biso, tout en réaffirmant son soutien aux recommandations de ladite réunion, réitère son attachement déterminé au principe de l’Opposition, et rappelle que cette union est le seul gage du succès de la quête commune pour l’alternance au pouvoir exigée par le peuple congolais ».

Nous apprenons, aux dernières nouvelles, que la Secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba, s’est chargée de rencontrer Vital Kamerhe et Freddy Matungulu en vue de leur faire la restitution du contenu de la réunion de Limete. On croit savoir que cela a contribué à l’apaisement des cœurs et des esprits et que tous les leaders de l’opposition sont décidés à faire bloc contre toutes les velléités de tripatouillage des élections de décembre 2018.

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