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Ouverture de la 15e édition du Festival international du film panafricain de Cannes

En prélude du rendez-vous du 7ème Art estampillé Afrique et ouvert au monde, la salle Marianne de la Mairie de Cannes a accueilli les distingués invités qui visionneront les films sélectionnés dans cette ville mythique de l’écran noir du 18 au 22 avril.

La 15e édition du Festival international du film panafricain de Cannes, en sigle FIFP, s’est ouverte ce mercredi 18 avril sous la présidence de la Congolaise Claudia Haïdara-Yoka. A l’écran : Afrique, Amérique, Europe, Caraïbes, Asie, Pacifique, avec 66 films pour plus de 30 pays représentés et, en lice, concerts, shows cases, expositions et conférences.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée à la Mairie de Cannes. Au FIFP, ce sont les retrouvailles du premier jour avec des habitués venant du Japon, des Etats Unis, de l’Angleterre, du Congo, du Bénin ou de toute la diaspora africaine. Des moments forts pour « montrer au monde le cinéma autrement ».

Durant l’échange d’un verre convivial, sur un écran géant a été déroulé le programme : des conférences qui se tiendront sous forme de discussions dirigées par des professionnels ; des ateliers qui apporteront une expertise sur des astuces et techniques dans le domaine cinématographique à en croire les diapositives présentées à la soirée d’ouverture. Les enfants auront également leurs séances de travail.

Pour le 15e anniversaire, Eitel Basile Ngangue Ebelle, son initiateur, a voulu réunir « des personnalités aux âmes fortes avec lesquelles partager la diversité du monde pour un effet miroir perpétuel ». Car, estime-t-il, « la vie est une œuvre de création » et, « ce Festival permet de mesurer le résultat obtenu quand on échange avec l’autre ; on voit les films ensemble. Les différences deviennent une vraie richesse. Les histoires de vie se conjuguent pour offrir, au bout, des moments magiques dans la diversité ».

Une diversité reconduite jusqu’à un jury présidé par la Fondatrice de TAZAMA, Claudia Haïdara-Yoka et composé du réalisateur Dom Pedro, du journaliste Dapo Adeniyi, du photographe François Maurel, de la blogueuse Dorothée Audibert-Champenois, de la fondatrice-rédactrice en chef du magazine Black Beauty, Catherine Laski, Gérard Téobald réalisateur et auteur et Kayo Fujino, cantatrice-soprano japonaise.

Vêtue d’une somptueuse robe rouge taillée pour son rang et chaussée de chaussures assorties, la présidente a confié jouer sa partition en rendant un bel hommage au cinéma africain depuis Cannes. « Lorsque l’on parle de Panafricanisme, ce n’est pas uniquement le fait de montrer nos films. C’est en même temps une manière de les faire accepter. Le choix de Cannes, la plateforme du cinéma mondial n’est pas anodin. Il a pour objectif de valoriser notre cinéma dans la cité mythique des festivals ».

« Nous sommes là pour montrer la créativité panafricaine ! Nous construisons dans une dynamique indépendante. Nos Festivals ne bénéficient d’aucun soutien des Etats ou d’autres organismes. Ils sont produits grâce à la dynamique des citoyens du monde. C’est là que vous pouvez dire que vous menez un combat tel que le défend Eitel Basile Ngangue Ebelle que je soutiens ».

Dure bataille pour permettre d’introduire la minorité majeure dans les salles de cinéma.

Place aux écrans noirs pour mettre en lumière le cinéma panafricain.

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