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IL AVAIT QUE TREIZE ANS

Demain on ne me verra plus à l’ecole
Je ne jouerai plus avec mes amis;
C’est fini pour moi, la balle a arraché ma vie
À cause de la politique que je ne connais même pas.

Je jouais que dans la cours, derrière la maison
Avec mes amis que je porte dans mon cœur
Quand cette balle est venue me prendre.
C’est fini pour moi, demain je ne verrai plus ma mère,

Celle qui m’a porté dans le ventre, allaité et bercé
Celle qui comptait sur mon avenir
Celle qui me réveillait pour l’ecole;
Maman, le venin de la politique m’a emporté.

Je ne sais qui accuser, mais ici, la marche n’était pas prévue.
Le soulèvement de mon pays a ôté ma vie;
La violence et la haine a prédominé.
Demain je ne ferai plus la rentrée comme mes amis.

Vous m’oublierez demain après l’enterrement;
Je continuerai mon chemin inachevé dans l’eau de-là.
Je dirai à Dieu, s’il m’accepte, que la politique m’a tué.

Je laisse mon innocence aux tireur et commanditaire;
Ils transporteront ma croix malgré mes ambitions mortes.
Mères, mes vacances sont éternelles.

Dis à mes amis ce que tu as entendu;
Dites leur qu’ils ne me verront jamais
Et que la politique a arraché mon âme.
Mère! Je t’aimerai toujours et merci pour ton amour.

RD Congo
Bukavu, 24 Sept. 2017
Essence/Panzi

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