Browse By

Près de 300 personnes auraient eu des contacts avec les malades d’Ebola à Mbandaka

Plus de trois cents personnes auraient eu des contacts directs ou indirects avec des malades d’Ebola à Mbandaka, ville de plus 1,2 million d’habitants de la République démocratique du Congo gagnée jeudi par la panique.

Le gouvernement congolais a confirmé « deux cas suspects de fièvre hémorragique » dans la zone de santé de Wangata, à Mbandaka, dont « l’un des deux échantillons s’est révélé positif à la maladie à virus Ebola », selon un communiqué du ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga.

« Nous estimons à plus de 300 personnes qui ont été en contact direct ou indirect avec des personnes contaminées par le virus Ebola à Mbandaka », a déclaré à l’AFP un médecin d’un hôpital général de cette ville.

Le compte-rendu du gouvernement provincial de l’Équateur notait vendredi que « trois cas suspects » étaient signalés à Mbandaka, « dont deux se trouvent à l’église du Temps de la fin » et « un cas typique à l’église Makapela » dans un quartier de la périphérie de la commune de Wangata.

La pauvreté a poussé de nombreux Congolais à se tourner vers la prière et la solidarité des églises pour trouver des solutions à des maladies ou à leur misère.

L’insouciance du matin de jeudi a tourné à la panique dans la mi-journée de jeudi.

« Je cherche un bateau pour quitter Mbandaka. Les autorités ont laissé la maladie arriver jusqu’ici, nous risquons d’être exterminés dans le camp où les conditions hygiéniques sont mauvaises », a déclaré Constantine Boketshu, épouse de militaire.

« En temps normal, les hôpitaux sont dépourvus de médicaments, on se demande comment on va sortir vivant, si la maladie se propage dans la ville », s’est interrogée, amère, Adolphine Dikela, vendeuse dans un marché.

Le 8 mai, les autorités de la RDC avaient déclaré une épidémie d’Ebola dans l’Ouest, près du Congo-Brazzaville.

L’OMS a compté au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects) et 23 personnes sont mortes, selon un porte-parole de l’OMS.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *