Browse By

Présidentielle 2018 : le pasteur Théodore Ngoy se positionne comme le candidat de la »rupture » et de la »dignité des congolais »

Candidat président de la République, le pasteur Théodore Ngoy Ilunga Wa Senga a, dans une déclaration politique faite à la presse vendredi 21 septembre en sa résidence, déclaré qu’il sera le candidat de la rupture et de la dignité des congolais.

Bien qu’ayant rendu grâce à Dieu pour le fait que sa candidature à la présidentielle ait été définitivement retenue sur la liste de la commission électorale nationale indépendante (CENI), il a déploré l’exclusion des candidatures de Jean-Pierre Bemba Gombo, de Moïse Katumbi Chapwe et d’ Adolphe Muzito Fumumpa.

Pas rancunier, il a rappelé que Katumbi et Kyungu, soutenant à l’époque le président Joseph Kabila Kabange, l’avaient empêché de battre campagne en 2006. Mais il estime que l’ex gouverneur de l’ex Katanga (Katumbi) tout comme l’ex vice-président de la République (Bemba) et l’ancien Premier ministre (Muzito) sont tous victimes d’une injustice de la part de la CENI.

Pour T. Ngoy, s’agissant particulièrement de l’invalidation de la candidature de Bemba, subornation n’est pas corruption. Il l’ avait fait savoir, dans un courrier, à la CENI, rappelle-t-il. En plus, soutient-il, il n’y a pas de décision irrévocable de la CPI condamnant le président du MLC.

Toujours sur JP Bemba, le pasteur Théodore Ngoy a rappelé qu’il l’avait soutenu en 2006 lors de la présidentielle.
À son tour, il demande à Bemba de lui renvoyer l’ascenseur en soutenant sa candidature à la présidentielle de décembre prochain.

T. Ngoy a aussi exigé, pour décrisper le climat politique, la libération des prisonniers : Jean Claude Muyambo, Diomi Ndongala, Gecoco Mulumba.
Il demande aussi que M. Katumbi rentre au pays pour la suite du processus.

Par ailleurs, Théodore Ngoy souhaite que les candidats à la présidentielle aient un égal accès aux médias publics. Il a dénoncé la chaîne publique RTNC, qui selon lui ne favorise que le candidat de la majorité au pouvoir.

T. Ngoy a redit son rejet de la machine à voter (MAV).

Enfin, il a rappelé lui-même les cas d’injustice dont il a été victime à cause de ses convictions.

Sa propriété avait été incendiée en 2007 sans qu’il ne soit dédommagé, il n’a jamais été autorisé à siéger à l’assemblée provinciale du Katanga, malgré son titre de docteur en droit il lui est interdit de dispenser des cours à l’université de Kinshasa, et enfin depuis 2000 il a été écarté injustement de la Banque centrale du Congo ; égrène-t-il.

Enfin, il a prodigué un conseil au président de la République dont il a été proche à un moment mais avec qui il a refusé de travailler car il aurait été en contradiction avec ses convictions de justice.

» J’appelle son Excellence Monsieur le président de la République sortant à entrer véritablement dans l’histoire en s’assurant que des éléments de l’État de droit s’installe déjà même au crépuscule de son pouvoir. Que chaque congolais soit rétabli dans ses droits, y compris nous-même « , a-t-il conclu.

Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *