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Présidentielle: Alain Daniel Shekomba Okende dépose sa candidature à la CENI

Alain Daniel Shekomba Okende, le leader de « Mission nouvelle » et dirigeant d’une entreprise des télécommunications en Guinée Equatoriale et Afrique du Sud, a déclaré sa candidature pour la magistrature suprême en République Démocratique du Congo.

L’ancien président des étudiants de l’université de Kinshasa (UNIKIN), année académique 1999-2000 et Physicien de formation a fait, lundi 6 août 2018, acte de candidature à l’élection présidentielle de décembre 2018.

Parmi une multitude de candidatures déclarées et attendues, quelle est la valeur ajoutée de ce nouveau venu en politique, leader de « Mission nouvelle » ? Quel est son poids sur l’échiquier politique congolais ?

Un engagement pour ne pas complice de la destruction de notre pays

Alain Daniel Shekomba Okende, le leader de « Mission nouvelle », rencontrant Corneille Nangaa lors du dépôt de sa candidature qu’il justifie comme étant « une réponse au besoin exprimé par les Congolais d’avoir un président de la République qui est au-delà des divisions politiques. ». (©Twitter/@cenirdc)

Cet ancien maitre de conférence et assistant à la faculté des sciences de l’université de Kinshasa se dit candidat indépendant, qui poursuit l’idéal de Simon Kimbangu, Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila et notamment pour « défendre les intérêts » des Congolais qui sont victimes « des injustices sociales et inégalités mis en place par les hommes politiques qui se sont succédé dans notre pays.»

« Je me suis décidé à m’engager dans la politique de mon pays parce qu’il y a beaucoup de désespoir au sein de la population ; et de tous les acteurs politiques en place, personne ne semble entendre les cris d’alarme de la population congolaise parce que tout le monde à ses propres intérêts », avait affirmé le leader de « Mission nouvelle » lors d’une interview en avril.

Et d’explique chiffre à l’appui comment l’état de santé de la RDC était préoccupant. « […] Les indicateurs clés de performances (KPI), le tableau de bord de tout manager n’est pas reluisant. Pourtant notre pays est considéré comme l’un des pays potentiellement plus riches au monde, Je vais vous présenter 5 indicateurs de la RDC avant de conclure :
– 87,7% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté
– 176 /186 pays dans l’indice du développement Humain
– 145 / 177 en corruption sur le plan global
– 155/167 en démocratie
– 183 /189 en matière de facilité à faire des affaires

C’est révoltant. Et ne pas s’engager à changer cela en faveur du Congolais ordinaire c’est tout simplement être complice de la destruction de notre pays et de l’extinction de notre peuple. »

D’où sa candidature qu’il justifie aujourd’hui lors de son dépôt à la CENI comme étant « une réponse au besoin exprimé par les Congolais d’avoir un président de la République qui est au-delà des divisions politiques. »

« Personne dans la classe politique actuelle n’est un mastodonte »

D’un ton très mesuré le candidat indépendant ne veut surtout pas entendre parler de mastodonte de la scène politique congolaise lorsqu’on évoque ses chances d’être élu en décembre prochain.

« Pour moi, personne dans la classe politique actuelle en RDC n’est un mastodonte », déclarait-il sans hésitation et de justifier son point de vue « […] Etre mastodonte dans un domaine, c’est la capacité d’apporter des solutions aux problèmes qui se posent dans le secteur, combler les lacunes institutionnelles, fonctionnelles et le manque de transparence. Il y a une insécurité alarmante dans notre pays, le manque de distribution équitable des richesses nationales ne fait qu’aller de mal en pire. Dans ce tableau que je dépeins, où sont les mastodontes ? Absents mais les problèmes présents…»

Avant de poursuivre sa critique de la classe politique « En revanche, si vous me dites que le fait d’avoir appauvri son pays et son peuple fait d’un politicien mastodonte, alors là je peux croire qu’il y a des mastodontes. Et si c’est ça le critère essentiel pour être candidat à la magistrature suprême de mon pays, alors là je retire la mienne car je ne remplis pas ce critère, mais je ne peux car le peuple veut le changement, car c’est après les consultations populaires que nous avons compris que le peuple veut se débarrasser de ceux qui l’ont appauvri », s’insurge celui qui considère les protagonistes actuels du jeu politiques congolais être voués à l’échec.

« Je pense que ce sont ces gens qui ont créé les problèmes que nous essayons de résoudre actuellement au pays », ajoute l’ancien président des étudiants de l’UNIKIN.

« Tout le monde viole la Constitution et tout le monde veux travailler non pas pour améliorer les conditions de vie de Congolais, mais pour son propre compte », précise-t-il.

Un Progamme en 12 points

Alain Daniel Shekomba avait aussi présenté son programme sous forme d’engagement politique en 12 points où il prône les valeurs de paix ; de lutte contre l’impunité des fonctionnaires ; la réconciliation nationale ; la justice, de démocratie ; l’unité et surtout de cohésion nationale dont voici, ci-dessous, l’acte d’engagement :

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