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RDC : « Kabila n’est pas éligible pour un troisième mandat » (Etats-Unis)

Les Etats-Unis réaffirment que le président Joseph Kabila « n’est pas éligible » pour un troisième mandat à la tête de la RDC. C’était au cours d’une réunion jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU.

« Nous attendons du président Kabila qu’il respecte la constitution, il n’est pas éligible pour un troisième mandat, selon la loi congolaise », a déclaré Jonathan Cohen, ambassadeur américain adjoint à l’ONU.

Le diplomate américain souligne que « le temps de la gesticulation est terminé. On est à cinq mois des élections. La population congolaise attend depuis presque deux ans, le président Kabila a promis de respecter la constitution et l’accord de la Saint-Sylvestre ».

Les Etats-Unis expriment également leur regret que Joseph Kabila continue à entretenir le flou sur son avenir politique.

« Les Etats-Unis regrettent que le président Kabila n’ait pas saisi l’opportunité de son discours du 19 juillet pour clarifier ses intentions », souligne l’ambassadeur Jonathan Cohen.

« Capacité de la CENI »

Le Conseil de sécurité a autorisé la MONUSCO à apporter son soutien logistique à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Mais les Etats-Unis demandent à la CENI de prouver la « capacité » d’organiser les élections.

« Il est crucial que la Ceni fournisse les informations nécessaires à la préparation de ce soutien [logistique]. Nous n’avons pas vu de preuves que la Ceni est capable de les organiser. Et la MONUSCO ne peut s’y mettre à la dernière minute », a dit l’ambassadeur américain adjoint à l’ONU.

Les Etats-Unis demandent aussi à la CENI de prouver la fiabilité des machines à voter.

« La Ceni doit également assurer aux électeurs congolais la mise en place d’un mécanisme de vote testé, fiable et qui garantit le secret du vote, à savoir des bulletins. Déployer pour la première fois de son histoire 100 000 machines de vote électroniques, jamais testés, inconnus des Congolais et qui pourraient mal marcher est un risque trop grand et pas nécessaire », a dit Jonathan Cohen.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) ont insisté, jeudi dernier, sur le fait que la présidentielle devait conduire à un “transfert de pouvoir pacifique et démocratique”, conformément à la Constitution, à l’Accord du 31 décembre, aux résolutions 2348 et 2409 du Conseil de sécurité ainsi qu’à la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance.

Ces élections “doivent se dérouler dans les conditions requises de transparence, de crédibilité et d’inclusivité, y compris la participation pleine et entière des femmes à tous les stades ainsi que l’importance de l’engagement des jeunes”, ont ordonné l’UA et l’ONU.

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