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Stephen Bwansa : « la libération de Jean-Pierre Bemba fait plutôt peur à l’opposition congolaise »

Telle est la réaction du Secrétaire exécutif du PPRD/ Chine, au sujet de l’acquittement par la Cour Pénale Internationale (CPI), des charges portées contre Jean-Pierre Bemba, après 10 ans d’emprisonnement à la Haye au Pays-Bas. Stephen Bwansa estime que l’opposition affiche un semblant de fair-play, alors qu’en réalité elle a un tourment sans précédent, puisque, une fois cette liberté accordé au Sénateur, cela peut changer la donne de l’environnement politique congolais.

Lisez plutôt l’intégralité de l’interview accordée à votre site d’information :

Jean-Pierre Bemba, challenger de Joseph Kabila a été acquitté de ses accusations à la CPI. Quelle est votre réaction ?

Premièrement je vous remercie d’avoir pensé à moi pour qu’ensemble nous puissions réfléchir sur le sujet combien important qui touche directement la vie politique de la RDC.

D’entrée de jeu, permettez-moi de vous informer que le Sénateur Jean-Pierre Bemba est un ancien vice-Président de la République et fut également un grand challenger face à notre famille politique avec à sa tête le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.

Pour l’instant, il est Sénateur et un digne fils du pays, d’où comme tout congolais, je me réjouis de son acquittement.

Vous êtes secrétaire Exécutif du PPRD/Chine. Cette libération ne fait pas peur à votre famille politique quelque part ?

Il est vrai que la libération du sénateur fait plus peur à nos opposants politiques que ma famille politique. Je suis très persuadé que d’ici peu, l’environnement politique congolais présentera une autres configuration. Je crois que les opposants qui, hier s’appuyaient sur un montant donné d’investissement pour flouer l’électorat congolais. Cela, malgré un semblant de fair-play politique qu’ils essaient de démontrer. Nous savons qu’ils sont dans un tourment sans précédent alors que la libération judiciaire à la CPI du sénateur peut avoir un autre son de cloche. Certains clubs qui soutenaient des leaders politiques les ont lâchés malgré leurs tournées de conviction à l’occident contre les institutions actuelles.  Ces partenaires ne trouvent pas des crédibilités dans leurs arguments politiques contre ma famille politique, surtout que le sujet de la paix sociale national et international n’a pas été convainquant.  Au finish, les pressions politiques de certains Etat ont joué à la libération du Sénateur. Il faut savoir que d’une manière ou d’une autre la diplomatie politique de croisière mis en place contre les institutions congolaise telle que présentées par le duo que le peuple connaît n’aspire pas confiance auprès de ces partenaires. Et nous sommes calmes au PPRD puisque nous Connaissons la personne de Bemba pour lequel les 10 années passées à la CPI peut changer le reflex et des Stratégies de combat politique. D’où nous attendons voir pour en savoir plus, étant donné qu’il doit d’abord être libéré pour connaître ses vraies motivations. Mais nous n’avons ni peur ni froid au dos car un parti politique comme le nôtre est fait pour prévoir toutes sortes de scenarii  dans la scène politique au niveau national régional et international.

Quelle leçon faut-il tirer de ce procès ?

La leçon à tirer est celle de la séparation du pouvoir dans la chaîne de commandement des institutions de l’Etat.  Certains partenaires traditionnels avaient appliqué des sanctions aux bourreaux de mon parti durant leurs fonctions à la vice-primature de l’intérieur. Ils l’ont fait en ignorant qu’au Congo-Kinshasa, il existe le partage de pouvoir. Donc, cet acquittement tombe à point nommé pour apporter la lumière à certains faits ou restrictions unilatéralement prises par nos partenaires, afin que ces sanctions soient d’office annulé  en suivant le bel exemple de la CPI.

Que dites-vous du Front Commun pour le Congo, nouvelle plateforme politique de la Majorité Présidentielle qui comprend les opposants se trouvant dans le Gouvernement Bruno Tshibala ?

Il est vrai que gouverner c’est prévoir et aujourd’hui l’environnement congolais devient de plus en plus très mature en exigeant  à l’homme politique d’être absolument capable d’apporter intellectuellement son savoir-faire politique sur la gestion de la chose publique.

Regardez! Nous traversons une période politique qui exige d’être en mesure de répondre efficacement et rigoureusement aux besoins de la nation. Telle est l’ambition de la nouvelle force politique, afin d’accompagner l’Etat et le peuple à consolider dans un équilibre  adéquat, les vrais intérêts de la politique verte, tout en respectant les normes de la souveraineté de l’état.

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