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Taxe sur l’assainissement à Kinshasa : Kimbuta pousse Kapika à surcharger les ménages Kinois

Le ministre de l’Economie nationale doit chercher avant tout à savoir ce que le gouverneur de la ville de Kinshasa fait avec toutes les recettes qu’il réalise à travers les impôts et taxes prélevés dans la ville-province !

Le gouverneur de la ville de Kinshasa est loin d’abandonner son projet visant à instaurer une taxe sur l’assainissement de la ville province. Il a entrepris depuis plusieurs mois déjà des démarches auprès des autorités nationales pour les convaincre, particulièrement le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale, sur la nécessité d’instaurer cette nouvelle taxe dans le but d’assainir la capitale, considérée pour le moment comme l’une des villes les plus sales au monde.

Une nouvelle séance de travail a d’ailleurs été tenue entre le gouverneur André Kimbuta et le ministre d’Etat Joseph Kapika pour débattre une fois de plus de ce projet de taxe sur l’assainissement, qui va sûrement peser sur les budgets déjà maigres des familles congolaises. C’est ainsi que, des voix s’élèvent pour dire que Kimbuta est en train de pousser Kapika à surcharger les ménages kinois.

L’option a été levée entre les deux autorités pour incorporer la nouvelle taxe sur l’assainissement dans la facture de la Rédigeso. Les experts du ministère de l’Economie nationale et ceux de l’Hôtel de ville de Kinshasa se sont rencontrés pour débattre des éléments légaux et pratiques de la fameuse taxe sur l’assainissement qui va concerner non seulement Kinshasa, mais toutes les provinces du pays.

Pour de nombreux Kinois, le ministre de l’Economie nationale doit chercher avant tout à savoir ce que le gouverneur de la ville de Kinshasa fait des recettes qu’il réalise à travers les impôts et les taxes prélevés dans sa juridiction. André Kimbuta tient à une taxe, alors qu’il ne s’est jamais justifié sur les fonds réalisés sur les taxes et les impôts qui sont du ressort de la province.

Des sources ont toujours dénoncé le problème de mégestion à l’Hôtel de ville de Kinshasa, même au niveau de la régie financière provinciale, la DGRK (Direction générale des recettes de Kinshasa). La gestion du gouverneur de la ville de Kinshasa n’a jamais été auditée malgré les dénonciations émanant de plusieurs sources. Kimbuta n’a même pas été interpellé au niveau de l’Assemblée provinciale, qui selon certaines sources, est totalement manipulée par le chef de l’exécutif provincial.

Elu gouverneur de la ville-province de Kinshasa à l’issue d’un vote au niveau de l’Assemblée provinciale, que beaucoup n’ont jamais cessé de critiquer, André Kimbuta n’a depuis initié que des projets sur le financement. Il a été le premier gouverneur à mettre sur pied une régie financière provinciale, qui s’est distinguée dans la mégestion.

Deux des responsables de cette régie financière provinciale de Kinshasa ont même été interpellés par le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption et blanchiment d’argent. Il a fallu recourir à la corruption pour obtenir leur libération, selon différentes sources. Tout récemment, André Kimbuta avait exigé le contrôle technique de tous les véhicules de la capitale.

Aucun compte-rendu en termes de recette n’a été fait après plus d’un mois de cette opération. A l’heure actuelle, l’Hôtel de ville de Kinshasa perçoit beaucoup d’argent dans l’octroi de numéros d’enregistrement de véhicules de transport en commun et autres. Pas une seule fois, le gouverneur qui a battu le record de longévité au gouvernorat de Kinshasa n’a parlé de chiffres jusque-là réalisés.

Le souhait ardent du gouverneur, c’est qu’on lui accorde une taxe supplémentaire pour surcharger davantage les ménages kinois, qui font face à de difficultés énormes dans un pays où l’économie demeure précaire. Depuis la fin du projet d’assainissement financé à l’époque par l’Union européenne, André Kimbuta n’a jamais fourni le moindre effort pour revêtir la ville de sa plus belle robe.

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