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Trump confirme que le chef de la CIA a rencontré Kim Jong Un

Le président américain Donald Trump a affiché une grande confiance dans la spectaculaire amorce de dialogue en cours avec la Corée du Nord, en se félicitant des résultats d’une rencontre secrète du chef de la CIA avec Kim Jong Un à Pyongyang.

Mike Pompeo, l’un des responsables les plus proches du président américain, s’est rendu dans la capitale nord-coréenne pendant le week-end de Pâques. «Il vient juste de quitter la Corée du Nord, il a eu une bonne rencontre avec Kim Jong Un, et il s’est vraiment bien entendu avec lui», a dit mercredi le président américain.

Cette visite de Mike Pompeo à Pyongyang marque une soudaine accélération des préparatifs en vue d’un sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un. Pressenti pour devenir secrétaire d’État, Mike Pompeo devrait continuer à se charger de ce dossier dans ses nouvelles fonctions, s’il est confirmé par le Sénat dans les jours qui viennent.

Donald Trump s’exprimait depuis Mar-a-Lago, sa luxueuse résidence de Floride, où il avait invité le premier ministre japonais Shinzo Abe, autre acteur clé du dossier. Les deux hommes y passent deux jours depuis mardi, faits d’entretiens politiques, mais aussi de moments de détente et de parties de golf, une passion commune.

«Mike Pompeo a rencontré Kim Jong Un en Corée du Nord (…) La rencontre s’est bien déroulée et une bonne relation s’est établie», avait indiqué le président des États-Unis tôt mercredi matin sur Twitter. «La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord».

Inquiets des progrès nord-coréens dans les domaines balistique et atomique, les États-Unis ont toujours posé la perspective d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne comme condition à des discussions directes avec Pyongyang.

Le président américain avait créé une immense surprise le 8 mars en acceptant une invitation à rencontrer de Kim Jong Un, transmise par la Corée du Sud après la détente amorcée en février à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.

Ce nouveau contexte a débouché sur une floraison d’initiatives diplomatiques impensables il y a encore quelques mois.

Séoul a ainsi annoncé mercredi étudier des pistes pour un éventuel traité de paix avec le Nord. Les combats sur la péninsule coréenne avaient pris fin en 1953 à la suite d’un armistice, mais aucun traité de paix n’a été signé, si bien que les deux Corées sont toujours techniquement en guerre.

La Zone démilitarisée qui divise la péninsule est hérissée de mines et de fortifications.

Le troisième sommet intercoréen depuis la fin de la guerre, prévu le 27 avril, pourrait être l’occasion d’aborder la question d’une déclaration officielle pour clore le conflit sur la péninsule.

«Nous examinons la possibilité de remplacer le régime de l’armistice sur la péninsule coréenne par un régime de paix», a déclaré à la presse un haut responsable de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne.

«Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n’est pas terminée», avait affirmé mardi Donald Trump, en compagnie de Shinzo Abe.

«La question du traité de paix est un problème très difficile», a commenté Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Séoul revendiquent tous deux la souveraineté sur la péninsule toute entière. Un traité pourrait vouloir dire que les deux Corées se reconnaissent l’une l’autre.

Le Nord demanderait probablement le retrait des soldats américains déployés sur la péninsule. Le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Chung Eui-yong, a lui déclaré mercredi que Séoul et Washington voulaient que Pyongyang renonce à ses ambitions atomiques.

Les moments clé du sommet intercoréen, dont la première poignée de main entre MM. Kim et Moon, seront diffusés en direct à la télévision, a annoncé Séoul mercredi après une réunion de travail entre les deux parties mercredi.

Mais le monde a déjà les yeux braqués sur le face-à-face qui se dessine entre Donald Trump et Kim Jong Un. Il aura lieu début juin ou peut-être un peu avant, avait précisé le président américain mardi.

Donald Trump a évoqué «cinq lieux» possibles pour ce sommet, sans davantage de précisions. Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées, de même que la Corée du Sud ou la Corée du Nord et la Chine.

Pékin est le principal allié de Pyongyang, mais leurs relations s’étaient rafraîchies avec la multiplication des tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires du Nord, Pékin soutenant les sanctions de l’ONU.

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