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Zimbabwe : la convocation de Mugabe devant le Parlement reportée

Le témoignage prévu mercredi de l’ex-président zimbabwéen Robert Mugabe devant les députés pour y répondre de la « disparition » de milliards de dollars de revenus tirés de la vente de diamants a été reporté.

Le Parlement avait convoqué M. Mugabe le 9 mai pour l’interroger au sujet de propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait la perte par son pays de 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l’évasion des capitaux pratiquée par les compagnies minières étrangères.

M. Mugabe n’a pas fait savoir depuis s’il comptait répondre à la citation de la commission parlementaire des Mines et de l’Energie.

« Moi-même et le secrétaire du Parlement ne serons pas présents » mercredi, a déclaré à l’AFP le président de la commission, Temba Mliswa, expliquant que Robert Mugabe ne pouvait pas, dans ces circonstances, être appelé à témoigner ce jour là.

« Le secrétaire va lui écrire (à Robert Mugabe) pour qu’il vienne au Parlement », a ajouté le député, sans avancer de nouvelle date pour la convocation.

La commission dirigée par M. Mliswa a déjà interrogé plusieurs anciens ministres et responsables des forces de l’ordre sur leurs activités dans la mine de Marange (est).

Dans un rapport publié l’an dernier, l’ONG Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d’avoir détourné pendant des années les profits tirés de l’exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques.

Selon Global Witness, les services secrets zimbabwéens (Organisation centrale de renseignement, CIO) ont ainsi détenu discrètement une partie du capital d’une entreprise qui extrait des diamants dans la mine de Marange (est).

Le Zimbabwe n’a jamais publié de statistiques jugées crédibles de ses activités diamantifères, qui ont débuté en 2006.

Après trente-sept ans d’un pouvoir sans partage à la tête du Zimbabwe, Robert Mugabe, aujourd’hui âgé de 94 ans, a quitté le pouvoir le 21 novembre 2017, victime d’un coup de force de l’armée et de son parti au pouvoir, la Zanu-PF.

Il a été remplacé quelques jours plus tard par Emmerson Mnangagwa, son ancien vice-président.

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