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2023: Quid de Moise Katumbi ou Fatshi

Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi n’a pas désigné des candidats pour le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) suite au manque de consensus pour désigner celui qui doit remplacer Corneille Nangaa. Dans une interview à Jeune Afrique, M. Katumbi dit noter la volonté politique d’avoir la mainmise sur le bureau de la centrale électorale.

« Je voudrais que pour la commission électorale nationale indépendante qu’il y ait un consensus. Il y a ceux qui pensent avoir les gens dans le bureau de la commission qui seront instrumentalisés. Ils se trompent, vous n’allez pas instrumentaliser le peuple congolais, il n’est plus le même peuple qu’on a eu, il ne faut pas que le peuple congolais puisse perdre confiance totalement envers les politiciens. Donc, pour moi qu’on laisse la société civile, les églises librement », a dit Moise Katumbi tout en craignant un glissement si le désaccord persiste.

Il insiste aussi sur le poids politique des confessions religieuses. « Vous ne pouvez pas exclure l’église protestante et l’église catholique, c’est plus au moins 80%, qu’est ce que vous cherchez ? », s’est-il interrogé.

Moïse Katumbi a insisté sur la nécessité de préparer des élections apaisées, sans tensions contrairement aux précédents cycles.

« Depuis 2006, il y a toujours eu des problèmes, des contestations, c’était mon frère Jean-Pierre Bemba avec le Président Joseph Kabila, le Président Tshisekedi en 2011, il y a eu des problèmes, en 2018 ici, il y a eu combien de morts pour organiser les élections parce que nous avions dit non au 3e mandat et aujourd’hui je ne peux pas cautionner l’injustice en étant dans l’union sacrée. Je voudrais que quand il y aura les élections, que les gens puissent boire un verre ensemble, danser ensemble, sourire ensemble », a-t-il préconisé.

Après la promulgation de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante, des tensions sont observées dans plusieurs composantes appelées à désigner leurs délégués au bureau de la centrale électorale. La CENCO et l’ECC n’ont pas pris part à la désignation des délégués des confessions religieuses faute de consensus. Elles ont accusé les six autres d’avoir porté la candidature d’une personne qui n’inspire pas confiance. Les catholiques et les protestants insistent sur la probité, l’éthique et le courage exceptionnel du prochain président de la CENI pour proclamer les résultats issus réellement des urnes.

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