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Affaire Ngezayo : 100 jours sans procès pour des personnes détenues à la prison de Ndolo

Environ 50 personnes, majoritairement des civils, sont détenues à la prison militaire de Ndolo, sans avoir été jugées, 100 jours après leurs arrestations. L’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF), a dénoncé cette situation, lors d’une conférence de presse organisée vendredi 12 février à Kinshasa. Cette ONG de défense des droits de l’homme plaide pour que justice soit faite pour ces personnes interpellées dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Simba Ngezayo.

« Nous condamnons des meurtres, les morts d’hommes, mais ce que nous regrettons, c’est le mélange des affaires, que justice soit faite pour ces affaires », a plaidé le président de l’AUDF, Me Henri Wembolua.

En dehors des 50 personnes déjà détenues, une vingtaine d’autres ont été interpellées dans la ville de Goma au Nord-Kivu. Elles ont aussi été transférées à la prison militaire de Ndolo, ajoute le président de l’AUDF, qui pense que ces arrestations seraient plus liées aux différents de terre ces personnes et la famille Ngezayo.

« Que l’on amène des gens de Kalehe du Sud-Kivu, pour des faits qui datent de 2018, 2019, ou 2016, à Kinshasa, pour des faits commis en novembre 2020, il y a un couac. Il se pose un problème de justice. Et nous souhaitons que les règles des procédures soient respectées (…) », déplore Me Henri Wembolua.

En tant qu’ONG de défense des droits de l’homme, l’AUDF promet de poursuivre son plaidoyer jusqu’au respect des règles de procédures judiciaires.

« Plus de trois mois, ce n’est plus un problème d’enquête. Ce n’est plus non plus un problème de l’administration de la justice qui doit prendre tous les temps. Il y a des avocats qui sont dans le dossier, et qui ne peuvent même pas tirer les vraies pièces du dossier », regrette Me Wembolua.

La famille Ngezayo et ses proches s’abstiennent de tout commentaire. L’affaire Ngezayo remonte au 3 novembre 2020, lorsque l’homme d’affaires, Simba Ngezayo est assassiné. A la suite de ce meurtre, l’Auditorat général a arrêté des présumés auteurs de cet assassinat, 50 au total, à Goma, Bukavu, et les environs, rappelle l’AUDF.

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