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Corneille Nangaa persiste et signe : « Nous irons aux élections avec la machine à voter » !

Rien ne pourra vraisemblablement désorienter la Commission électorale nationale indépendante, CENI, dans le schéma critique qu’elle a, d’ores et déjà, tracé et qui, du reste, circonscrit inéluctablement la tenue des élections à la date du 23 décembre 2018. Car, nonobstant les différentes remontrances faites, d’une part, par certaines organisations étrangères dont la commission électorale coréenne et, d’autre part, par diverses forces vives de l’opposition qui, manifestement, rejettent, sans aucune forme de procès, l’usage de la machine à voter, Corneille Nangaa, président de la Centrale électorale, n’a guère été effrayé ou détourné de son objectif.

Le jeudi 19 avril 2018, devant les vingt-quatre bourgmestres ainsi que trois cent soixante-neuf chefs des quartiers de la ville de Kinshasa, il a clairement précisé et insisté que l’utilisation de l’outil technologique de vote n’est point négociable pour les prochaines joutes électorales. Le président de la Céni affirme que les pays étrangers ne doivent pas se méler du scrutin de décembre. Mais il envisage de demander à l’Organisation internationale de la francophonie d’auditer le fichier électoral.

« Nous utiliserons la machine à voter aux scrutins du 23 décembre 2018 ». C’est en effet ces mots qui ont constitué le moment fort de la rencontre de la CENI avec les autorités politico-administratives de la ville de Kinshasa, qui s’est tenue à la salle des conférences internationales du ministère des Affaires Etrangères.

Concrètement, il a indiqué que le vote à l’écran tactile, contrairement aux idées méphistophéliques que certains pourfendeurs veulent inoculer auprès des congolais, est, par contre, simple et facile à utiliser. D’ailleurs, son utilisation ne compliquera personne car, il suffit d’une succincte explication pour que l’électeur, même un véritable novice dans le domaine technologique, puisse passer au vote.

En même temps, Corneille Nangaa a souligné que la machine à voter a permis non seulement de rationaliser le coût des scrutins mais aussi d’économiser le temps. Car, a-t-il fait comprendre, avec le vote à bulletin papier, les challenges électoraux allaient avoir lieu au plus tôt l’année prochaine, donc 2019.

C’est grâce à l’instauration du vote avec imprimante que les combats des urnes ont été ramenés à la date du 23 décembre 2018 et ce, avec une adhésion de tous, tant les caciques de la Majorité que ceux de l’Opposition. Dans cette optique, il a été signalé, lors de cette manifestation, que  « personne ne devra tromper personne » étant donné que la RD Congo va tout droit vers le parachèvement de l’acte électoral à la fin de cette année. Cela, surtout qu’après la publication de la loi électorale, les statistiques ont été publiés et, par-dessus tout, le projet de loi portant répartition des sièges venait, récemment, d’être d’adopté par le Gouvernement. Des actions qui ont assurément balisé le chemin des scrutins.

Eu égard à toutes les avancées constatées, le Chef de la CENI a invité les bourgmestres, Chefs des quartiers et notables de la capitale kinoise de s’impliquer, autant que faire se peut, dans la sensibilisation et la vulgarisation concernant l’usage de cette nouvelle technologie de vote rapide et plus simple à manier pour une tenue des scrutins démocratiques, transparentes et apaisées.

Corneille Nangaa, affirme que l’argent est là

Après les principaux sujets de polémique portent sur le fichier électoral, avec de nombreux doublons et l’enrôlement des mineurs, ainsi que sur la question de la fiabilité des machines à voter, fabriquées en Corée du Sud, la Céni a présenté le budget de ces élections qui s’élève à 432 millions de dollars américain, hormis le reliquat relatif aux opérations d’enrôlement.

Un montant que le gouvernement a promis de prendre entièrement en charge. Car Kinshasa exclut tout financement extérieur des élections de décembre 2018.

« La RDC dispose des moyens pour financer seule les élections du 23 décembre puisque nous enregistrons une embellie dans les finances de l’État », avait déclaré à la DW, fin mars, Lambert Mende Omalanga, le porte-parole du gouvernement congolais. « Il y a eu deux propositions que avons repoussées parce qu’il est exclu que les prochaines élections soient financées par l’extérieur. Nous ne voulons plus revivre les expériences du passé où ceux qui apportent des financements ont tendance à vouloir orienter l’issue des élections », avait-il justifié.

A huit mois des échéances électorales, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a affirmé que l’argent était là.

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