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Détournement covid-19: Eteni pointé du doigt

Lors de la plénière sur la sixième prorogation de l’Etat d’urgence, le lundi 6 juillet 2020, à l’Assemblée nationale, le députée national Jean Baptiste Muhanzi a plaidé pour l’interpellation du ministre de la Santé Eteni Longondo sur la gestion des fonds alloués à la riposte de Covid-19.

« L’urgence c’est celle d’interpeller le ministre de la Santé. En lisant le rapport addictif de la commission spéciale, j’ai noté que le gouverneur de Kwilu a dit qu’il n’a reçu que 20.000$ d’appui à la riposte de Covid-19, alors que le ministre de la santé dit avoir donné aux provinces 4.700.000$, en raison de 300.000 à 500.000 $ par province atteinte », a-t-il dénoncé devant ses collègues.

L’élu de Goma affirme  que la province du Kongo-central et celle du Haut-Katanga n’ont pas bénéficié de cet appui du gouvernement qui, selon les gouverneurs desdits provinces, continuent d’attendre  l’argent qui, en croire le ministère de la santé, cité par l’élu, suit le circuit du transfert depuis le 24 mars 2020.

  » Je pense qu’au regard de cette réalité, l’urgence c’est de convoquer le ministre de la santé pour qu’il vienne répondre de sa gestion », a-t-il insisté.

On en est pas à la première dénonciation de la gestion calamiteuse des fonds alloués à la riposte de la pandémie de Covid-19 à charge d’Eteni Longondo.

Au-delà de ce qui se raconte dans l’opinion sur la prétendue surfacturation des fonds destinés à l’achat des produits pour la désinfection du Palais du pays et de l’immeuble du Gouvernement, et sur la grève du personnel soignant accusant plus de deux mois d’impaiement, Eteni Longondo fait l’objet des accusations au sein de son propre ministère.

Dans un mémorandum adressé au premier ministre Sylvestre Ilunga, le mercredi 8 juillet, le vice-premier de la santé Albert M’peti réclame un audit financier et accuse son titulaire de mal gérer des fonds destinés à la riposte.

Tout en se plaignant de n’avoir jamais été associé au  processus décaissement, il  accuse le cabinet d’Eteni Longondo d’exiger des rétro-commissions jusqu’à hauteur de 35% auprès des structures bénéficiaires des fonds et affirme avoir  été parfois poussé de signer des documents financiers non prioritaires portant sur des gros montant.

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