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Kayumba Nyamwasa, a-t-il commencé une rébellion contre Kagame à l’Est de la RDC?

Depuis le début de l’année, les services de renseignement rwandais et congolais accusent avec de plus en plus d’insistance Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major du Rwanda et opposant en exil en Afrique du Sud, de chercher à déstabiliser le pays depuis la RDC.Le président Paul Kagame est lui-même revenu sur ces accusations dans une interview accordée au journal East African, et notamment sur ses différends avec l’Ouganda et l’Afrique du Sud. Pour lui, Kayumba Nyamwasa et son parti, le RNC, ont joué un rôle dans la dégradation des relations diplomatiques entre Kigali et ces deux pays.

Ces derniers mois, Kampala a plusieurs fois dénoncé les ingérences du Rwanda sur son sol, accusant par voie de presse des Ougandais comme des Rwandais de travailler pour le compte de Kigali. Pour le président Paul Kagame, « certaines des choses que l’Ouganda pourrait croire à notre sujet proviennent de ces individus en Afrique du Sud » qui « veulent acheter le soutien de l’Ouganda ».

Pour le général Kayumba Nyamwasa, ces propos sont une aberration. « Non, nous ne travaillons pas pour l’Ouganda et je ne pense pas que l’Ouganda ait besoin de nos services, assure-t-il. L’Ouganda n’a besoin de personne pour comprendre la nature agressive du régime de Paul Kagame, parce que des Rwandais sont tués, sont kidnappés en Ouganda. Parce que, comme on a pu le lire dans la presse, d’autres portent atteinte à la sécurité de l’Ouganda en espionnant le pays à travers ses réseaux de communication. Ils n’ont pas besoin de nous pour dire ça, tout le monde le sait. »

Ces allégations de tentative de déstabilisation sont également relayées par l’ONU, et notamment le groupe d’experts des Nations unies dans son dernier rapport. Selon certains de ces combattants interrogés par l’ONU, le général Kayumba Nyamwasa, qui vit sous la protection des services sud-africains depuis une tentative d’assassinat en 2010, se serait même rendu au Congo.Vous vous souvenez que même le président Bizimungu avait été accusé de former un groupe armé, avant qu’il ne soit arrêté. Quand Victoire Ingabire a été arrêtée, c’était les mêmes accusations : ils disaient qu’elle voulait former un groupe armé et qu’elle était en lien avec les FDLR. Même nous, Patrick Karegeya et moi-même, avions été accusés en 2010 de travailler avec les FDLR. Tous les prisonniers politiques au Rwanda sont accusés de ça, c’est la même accusation contre tous les partis d’opposition, je ne fais pas exception.

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