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Kigali sous étau : Paul Kagame admet que les sanctions « font mal »

Par Rédaction Jambo
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Info 27 : Kigali sous étau : Paul Kagame admet que les sanctions « font mal »

Info 27 rappelle que l’intervention du président rwandais Paul Kagame, jeudi 14 mai, à l’Africa CEO Forum, aura surtout révélé une chose : les sanctions internationales commencent manifestement à produire leurs effets sur Kigali. Devant un parterre de chefs d’entreprises, d’investisseurs et de décideurs politiques réunis pour ce grand rendezvous du secteur privé africain, Paul Kagame a reconnu publiquement que les sanctions « font mal ». « Oui, ça fait mal, c’est certain », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous souffrons ». Une séquence qui contraste fortement avec l’assurance affichée ces derniers mois par Kigali face aux accusations internationales concernant le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 dans l’Est de la RDC. Un changement de ton révélateur. Pendant longtemps, le pouvoir rwandais a donné l’impression de considérer les critiques internationales comme sans conséquence réelle. Kigali paraissait convaincu que ses réseaux diplomatiques et ses relais d’influence occidentaux suffiraient à neutraliser toute pression sérieuse. Mais à peine quelques semaines après l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions et mesures restrictives, le discours change déjà. Derrière les déclarations de fermeté, les propos de Paul Kagame traduisent surtout une inquiétude grandissante face à l’évolution du rapport de force international. 

Le Potentiel : Pour son soutien au M23, Kigali suffoque sous l’impact des sanctions internationales

Le tabloïd note qu'alors que les sanctions internationales s’accumulent contre Kigali pour son implication dans la guerre dans l’Est de la RDC, le président rwandais Paul Kagame tente d’afficher une posture de fermeté. Mais derrière les déclarations offensives du dirigeant rwandais, la pression diplomatique et économique devient de plus en plus lourde pour son régime. Jeudi 14 mai 2026, Paul Kagame a reconnu que les mesures prises contre son pays « font mal », tout en refusant de céder. « Nous souffrons. Mais dire oui à la mauvaise chose coûterait plus cher », a déclaré le chef de l’État rwandais, dans un discours aux allures de défi adressé aux puissances occidentales. Le journal souligne que « depuis plusieurs mois, Kigali fait face à une vague de sanctions et de condamnations internationales liées au soutien présumé du Rwanda au mouvement rebelle AFC/M23 actif dans l’Est de la RDC » .

 Les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs organisations internationales accusent des responsables militaires rwandais d’appuyer directement les rebelles opérant au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. En mars 2025, les États-Unis ont notamment sanctionné le ministre rwandais chargé de l’intégration régionale, James Kabarebe, accusé d’être au cœur du soutien rwandais au M23. Washington a aussi visé des cadres du mouvement rebelle ainsi que plusieurs réseaux liés au conflit. L’Union européenne a de son côté imposé des sanctions contre plusieurs officiers supérieurs de la RDF et des responsables du M23, les accusant d’alimenter l’instabilité et les violations des droits humains dans l’Est de la RDC. Même le Royaume-Uni a suspendu certaines aides et coopérations avec Kigali, exigeant le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Face à cette pression grandissante, Paul Kagame tente de transformer les sanctions en discours de résistance africaine. Le président rwandais a dénoncé « des puissances qui s’imaginent posséder le monde » et appelé les pays africains à « unir leurs forces ».

Accusations de crimes de guerre

La Tempête des Tropiques : Le Rwanda et le M23 rattrapés par les crimes de guerre commis à Uvira

L’avenir ne cesse de s’assombrir pour le régime de Kigali qui risque de se voir infliger une autre batterie de sanctions des États-Unis après le rapport accablant publié par Human Rights Watch (HRW) sur les atrocités commises à Uvira par l’armée rwandaise et le M23. Dans ce rapport rendu public le mercredi 13 mai 2026, Human Rights Watch accuse le M23 et les Forces rwandaises de défense d’avoir commis de graves violations du droit international humanitaire à Uvira. Selon le document, ces violations graves et passibles d’être considérées comme des crimes de guerre ont été perpétrées entre le 10 décembre 2025 et le 17 janvier 2026, lors de la prise et de l’occupation de la ville d’Uvira. Des événements sont survenus quelques jours après l’Accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda. Le rapport évoque des « exécutions sommaires, viols et disparitions forcées ». Selon les enquêtes de Human Rights Watch, après la prise d’Uvira, les rebelles du M23 et les soldats rwandais se sont livrés à des massacres, enlèvements, viols et autres traitements dégradants contre les populations civiles.

Le Potentiel : Sud-Kivu : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de crimes de guerre à Uvira

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a publié, jeudi 14 mai 2026, un rapport accusant le mouvement rebelle M23 et les forces armées rwandaises d’avoir commis de graves violations du droit international humanitaire lors de l’occupation de la ville d’Uvira. Dans son rapport intitulé « Nous sommes des civils ! », HRW affirme que les combattants du M23 et des soldats rwandais ont mené une occupation violente d’Uvira entre le 10 décembre 2025 et le 17 janvier 2026. Selon l’ONG, plus de 50 civils auraient été exécutés sommairement, ainsi que des violences sexuelles et des disparitions forcées. Le document repose sur plus de 120 entretiens. HRW estime que plusieurs de ces actes constituent des crimes de guerre et appelle à l’ouverture d’enquêtes internationales.

Actualite.cd : RDC : face aux abus commis par l’AFC/M23 à Uvira, HRW appelle Kigali à suspendre puis poursuivre en justice les hauts gradés de l’armée impliqués dans la violence

Le confrère souligne pour sa part que Human Rights Watch recommande au gouvernement rwandais de respecter le droit international humanitaire dans toutes les opérations militaires en RDC. L’organisation appelle Kigali à cesser tout soutien au M23, à suspendre les membres des forces impliqués dans des violations, à mener des enquêtes transparentes et à poursuivre les responsables dans des procès équitables. HRW appelle aussi à des réparations en faveur des victimes des abus commis par les forces rwandaises et le M23 en RDC.


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