« Les élections ne doivent pas occulter la menace contre la RDC » : Lambert Mende relance le débat sur la sécurité et le processus électoral
Lambert Mende a relancé le débat sur l’avenir politique et sécuritaire de la République démocratique du Congo à travers une déclaration forte sur la question des élections dans un contexte de guerre persistante à l’Est du pays.
Selon l’ancien ministre de la Communication, il serait difficile d’envisager sereinement l’organisation d’élections dans un pays dont une partie importante du territoire reste sous occupation militaire étrangère. « Comment peut-on envisager une élection dans un pays dont une partie substantielle est occupée militairement par un pays voisin ? », s’est-il interrogé, mettant en avant les défis sécuritaires auxquels fait face la RDC depuis plusieurs décennies.
Pour Lambert Mende, les élections ne doivent pas être considérées comme une finalité politique absolue, surtout lorsque l’intégrité territoriale du pays est menacée. Il estime que la priorité nationale devrait avant tout être orientée vers la défense de la souveraineté du pays et la neutralisation des groupes armés qui déstabilisent l’Est congolais depuis 1996.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences dans les provinces orientales, notamment avec les tensions liées aux rebelles du M23 et les accusations récurrentes portées contre le Rwanda concernant son implication dans le conflit. Une situation qui continue d’alimenter les débats sur la stabilité institutionnelle et la capacité de l’État congolais à organiser des scrutins inclusifs sur l’ensemble du territoire national.
À travers cette déclaration, Lambert Mende remet ainsi au centre des discussions la question de la sécurité nationale, considérée par plusieurs acteurs politiques comme une condition essentielle avant toute grande échéance électorale en RDC.
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