URGENT 🇨🇩 RDC : L’UNC N’EXCLUT PAS UNE CANDIDATURE DE VITAL KAMERHE À LA PRÉSIDENTIELLE
Culture & Divertissement

KABARE : LE MANQUE D’EAU POTABLE FAVORISE LA PERSISTANCE DU CHOLÉRA DANS LE GROUPEMENT DE LUGENDO

Par Rédaction Jambo
2 vues

La situation épidémiologique liée au choléra demeure préoccupante dans le territoire de Kabare, particulièrement dans le groupement de Lugendo. Depuis le début du mois d’août 2026, sept nouveaux cas ont été enregistrés dans les aires de santé de Lugendo et d’Irambira, suscitant des inquiétudes au sein des communautés locales.

Selon les informations recueillies, le manque d’accès à l’eau potable figure parmi les principaux facteurs favorisant la propagation de la maladie dans cette partie du territoire. L’insuffisance des sources d’eau sécurisées contraint certaines populations à recourir à des points d’approvisionnement présentant des risques de contamination.

Cette situation expose davantage les habitants aux maladies hydriques, notamment lorsque l’eau consommée n’est pas correctement traitée. Les difficultés d’accès à une eau saine compliquent également l’application des règles élémentaires d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains et le nettoyage des ustensiles utilisés pour la préparation et la consommation des aliments.

La persistance du choléra ne concerne toutefois pas uniquement le groupement de Lugendo. Depuis janvier 2026, des cas ont également été signalés dans les groupements d’Ishungu, Lugendo, Irambira et Cishugi, démontrant que le phénomène touche plusieurs communautés du territoire de Kabare.

Face à cette situation, les autorités sanitaires et administratives sont appelées à renforcer la surveillance épidémiologique afin d’identifier rapidement les nouveaux cas et de limiter les risques de propagation. La sensibilisation des populations sur les comportements préventifs demeure également essentielle, particulièrement dans les zones où l’accès aux infrastructures sanitaires reste limité.

L’amélioration de l’accès à l’eau potable apparaît ainsi comme l’une des réponses prioritaires. La réhabilitation des sources, la construction de nouveaux points d’eau et la mise en place de mécanismes efficaces de traitement et de contrôle de la qualité de l’eau pourraient contribuer à réduire considérablement les risques de contamination.

Parallèlement, le renforcement de l’assainissement et de l’hygiène doit accompagner les interventions liées à l’eau. Les communautés doivent être sensibilisées à l’utilisation de latrines, au lavage des mains, à la conservation sécurisée de l’eau et au traitement de l’eau destinée à la consommation, afin de réduire les conditions favorables à la transmission du choléra.

La situation dans le groupement de Lugendo rappelle finalement que la lutte contre le choléra ne peut pas reposer uniquement sur la prise en charge médicale des malades. Elle doit également s’attaquer aux causes structurelles de la maladie, notamment le déficit d’eau potable, l’insuffisance de l’assainissement et les difficultés d’accès aux services de santé. Pour Kabare, investir durablement dans l’eau, l’hygiène et l’assainissement constitue donc un impératif de santé publique.


Réactions (0)

Laissez un commentaire

Soyez le premier à réagir à cet article.

Restez informé !

Recevez nos articles directement dans votre boîte mail.