🇨🇩 « LA CONSTITUTION DOIT SERVIR LE PEUPLE, PAS UNE PERSONNE » : MOÏSE MBIYE CLARIFIE SA POSITION APRÈS LA POLÉMIQUE
Après la vague de réactions provoquée par ses propos sur le « camp des lépreux », le pasteur et chantre gospel Moïse Mbiye est revenu sur sa position concernant le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Invité sur les ondes de Top Congo FM, le responsable de la Cité Bethel a tenu à préciser qu’il ne s’oppose pas au président Félix Tshisekedi, mais qu’il refuse que le débat constitutionnel soit centré sur une seule personne. « Il faudrait privilégier l’intérêt du peuple. Le débat ne devrait pas tourner autour d’une personne. Que nous soyons pour ou contre le changement de la Constitution, il ne faut pas se lever pour dire que nous le faisons pour le Chef de l’État », a-t-il déclaré.
Pour illustrer son raisonnement, Moïse Mbiye a pris l’exemple de la gestion de son Église. Devenu représentant légal de la Cité Bethel en 2020, il explique avoir trouvé des statuts datant de 1994 qui ne correspondaient plus aux réalités actuelles. Après une assemblée générale, plusieurs dispositions ont été modifiées afin d’adapter l’organisation aux nouveaux défis.
Selon lui, une Constitution n’est pas un texte figé si les besoins du peuple évoluent. Toutefois, il insiste sur le fait qu’un changement ne doit jamais être motivé par des intérêts politiques personnels.
« S’il faut changer la Constitution pour le bien du peuple, pour la paix, le développement, le social et la stabilité de la RDC, il faut le faire, même 50 fois. Mais s’il faut la changer pour autre chose que l’intérêt du peuple, il ne faut pas le faire », a-t-il affirmé.
Le pasteur estime également que l’Église devrait jouer un rôle d’accompagnement et de veille dans les grandes questions nationales, tout en restant attachée à l’intérêt général.
Cette sortie intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de diviser l’opinion publique congolaise, entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du maintien de l’actuelle Constitution.
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