Le mouvement « Sauvons la RDC de Kabila » a rendu publiques sept conditions qu'il estime indispensables à l'organisation d'un dialogue national crédible, capable d'apporter une réponse durable à la crise politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo.
Parmi ces exigences figure la mise en place d'une médiation neutre, bénéficiant de l'appui de l'Union africaine et de l'Organisation des Nations unies, afin de garantir l'impartialité du processus.
Le mouvement réclame également un dialogue véritablement inclusif, réunissant l'ensemble des forces politiques, sociales et citoyennes concernées, sans exclusion.
Il demande en outre que les discussions se tiennent dans un pays tiers, estimant qu'un cadre extérieur offrirait davantage de garanties de neutralité et de confiance entre les différentes parties.
Le collectif insiste aussi pour que les causes profondes de la crise congolaise soient examinées sans aucun tabou, qu'elles soient d'ordre politique, institutionnel, sécuritaire ou économique.
Autre revendication majeure : les résolutions issues de ce dialogue devraient avoir un caractère souverain et contraignant, afin d'assurer leur mise en œuvre effective.
Le mouvement exige également la suspension de tout projet de référendum visant une révision de la Constitution avant l'ouverture du dialogue, estimant qu'une telle initiative risquerait de compromettre le climat de confiance.
Enfin, « Sauvons la RDC de Kabila » appelle à des mesures de décrispation politique, notamment la libération des prisonniers politiques, la levée des interdictions frappant certains partis, le retour des exilés, la dissolution de la milice dite « Force du progrès », ainsi que la création d'un mécanisme international chargé du suivi de l'application des conclusions du dialogue.
À travers ces propositions, le mouvement affirme vouloir créer les conditions d'un processus politique qu'il juge plus transparent, consensuel et susceptible de favoriser une sortie durable de la crise.
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