Xénophobie en Afrique du Sud : l’Assemblée nationale congolaise hausse le ton et annonce une mission à Pretoria
Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a condamné jeudi les actes de xénophobie visant des ressortissants congolais en Afrique du Sud. Face à la montée des tensions et aux inquiétudes exprimées par plusieurs Congolais vivant sur le territoire sud-africain, le speaker de la chambre basse a annoncé une série d’initiatives parlementaires pour évaluer la situation et renforcer la protection des citoyens congolais à l’étranger.
Dans cette dynamique, Aimé Boji Sangara a indiqué que la ministre d’État en charge des Affaires étrangères sera prochainement auditionnée devant les députés nationaux. Cette séance devrait permettre de faire le point sur les violences signalées, les mesures diplomatiques déjà engagées par le gouvernement ainsi que les mécanismes de protection mis en place en faveur de la diaspora congolaise vivant en Afrique du Sud.
Le président de l’Assemblée nationale a également annoncé l’envoi prochain d’une délégation parlementaire à Pretoria. Cette mission aura pour objectif d’échanger avec les autorités sud-africaines autour de la sécurité des Congolais et du renforcement des relations entre les deux pays. Pour Kinshasa, il s’agit aussi d’encourager le dialogue afin d’éviter une détérioration du climat entre les populations africaines.
Depuis plusieurs années, des vagues de violences xénophobes éclatent régulièrement en Afrique du Sud, visant principalement des ressortissants étrangers africains accusés par certains groupes d’être responsables du chômage ou de l’insécurité. Des commerçants, étudiants et travailleurs congolais figurent parmi les victimes de ces tensions qui suscitent régulièrement l’indignation à travers le continent.
Par ailleurs, Aimé Boji Sangara a salué la conférence de presse tenue mercredi par le président Félix Tshisekedi, estimant que les orientations données par le chef de l’État traduisent une volonté de défendre les intérêts et la dignité des Congolais, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger. Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la solidarité africaine et la nécessité de protéger le vivre-ensemble entre peuples du continent.
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