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🇩🇯 À 78 ans, Ismaïl Omar Guelleh repart pour un sixième mandat : ce qu’il faut savoir

Par Rédaction Jambo
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🇩🇯 À 78 ans, Ismaïl Omar Guelleh repart pour un sixième mandat : ce qu’il faut savoir

Réélu avec 97,81 % des voix, le président Ismaïl Omar Guelleh a officiellement été investi pour un nouveau mandat à la tête de Djibouti. Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État djiboutien entame ainsi un sixième quinquennat consécutif, confirmant sa longévité exceptionnelle sur la scène politique africaine. Âgé de 78 ans, il demeure l’un des dirigeants les plus anciens du continent encore en fonction.

Né le 27 novembre 1947 à Dire Dawa, Ismaïl Omar Guelleh est arrivé au pouvoir le 8 mai 1999, succédant à son oncle, Hassan Gouled Aptidon, premier président de Djibouti après l’indépendance. En près de trois décennies, il a consolidé son contrôle politique dans ce petit pays stratégique de la Corne de l’Afrique.

Situé entre la mer Rouge et l’océan Indien, Djibouti occupe une position géopolitique majeure. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment américaines, françaises et chinoises, faisant de lui un allié incontournable dans la lutte contre le terrorisme et dans la sécurisation des routes maritimes internationales. Cette importance stratégique a renforcé le poids diplomatique du régime de Ismaïl Omar Guelleh sur la scène internationale.

Sa réélection suscite toutefois des débats sur la longévité au pouvoir des dirigeants africains. Plusieurs observateurs estiment que la stabilité politique de Djibouti contraste avec les critiques régulières de l’opposition et des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent un espace démocratique limité. Malgré cela, le président conserve une forte emprise sur les institutions du pays.

En Afrique, d’autres chefs d’État sont également connus pour leur longévité politique, parmi lesquels Paul Biya au Cameroun, au pouvoir depuis 1982, ou encore Yoweri Museveni en Ouganda depuis 1986. Ces exemples alimentent régulièrement les débats sur les limitations de mandats présidentiels et l’alternance démocratique sur le continent africain.

Du côté de la République démocratique du Congo, la question d’un éventuel maintien prolongé au pouvoir de Félix Tshisekedi continue également de diviser l’opinion publique. Entre partisans de la continuité et défenseurs de l’alternance, le débat reste ouvert dans plusieurs pays africains où la stabilité politique se confronte aux aspirations démocratiques des populations.


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