Le climat politique en République Démocratique du Congo se crispe davantage après une violente charge de l'opposant Jean-Marc Kabund-a-Kabund. Depuis son lieu de détention, l'ancien premier vice-président de l'Assemblée nationale a fermement réagi aux restrictions de mouvement imposées à Delly Sesanga. Ce dernier, blessé par balle lors de la dispersion violente d'un sit-in de l'opposition, s'est vu interdire de quitter le territoire national pour aller recevoir des soins médicaux appropriés à l'étranger.
Pour Jean-Marc Kabund, cette décision administrative et policière franchit la ligne rouge de la dignité humaine. Il qualifie de « grave violation des droits fondamentaux » le fait d'entraver la liberté de circulation d'un leader politique, d'autant plus lorsque sa santé est directement en jeu. L'opposant dénonce un acharnement d'État à double détente : d'abord une répression physique sanglante sur le terrain, puis un blocus médical qu'il juge « inhumain et inacceptable ».
Cette situation renforce la position de rupture de Jean-Marc Kabund vis-à-vis du pouvoir de Kinshasa. Selon lui, les dérives autoritaires actuelles ne laissent plus de place au compromis politique. Il estime que la résistance face à ce qu'il qualifie de « tyrannie » est désormais élevée au rang de « devoir patriotique », indispensable pour préserver les acquis démocratiques et les fondements moraux de l'État de droit en RDC.
> **Le cœur de la déclaration de Jean-Marc Kabund :**
> « Après l'avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable. Cette dérive confirme que le combat contre la tyrannie dans notre pays n'est plus une option, mais un devoir patriotique pour sauver notre démocratie et l'État de droit. »
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Face à ce qu'il décrit comme un engrenage de violations répétées, le leader de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) se tourne vers la communauté internationale. Il lance un appel pressant aux partenaires historiques de la RDC, ciblant nommément les États-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine. Kabund exhorte ces puissances et les organisations de défense des droits humains à sortir de la simple observation passive pour « en tirer toutes les conséquences » diplomatiques et politiques face aux autorités congolaises.
En conclusion, la déclaration de Jean-Marc Kabund apporte un soutien de poids à Delly Sesanga et remet la question des libertés publiques au centre de l'agenda politique national, alors même que le pays traverse de graves crises sécuritaires et sanitaires. Ce cri d'alarme accentue la pression sur l'exécutif congolais, contraint de justifier les mesures de restriction visant les figures majeures de l'opposition sous le regard de plus en plus vigilant des chancelleries occidentales.
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