Après plusieurs mois de suspension, le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi réapparaît officiellement dans la communication des Forces armées de la République démocratique du Congo. Le vendredi 25 septembre 2026, sa signature figure au bas d’un communiqué de l’état-major général des FARDC annonçant le crash d’un avion à Kenge, dans la province du Kwango.
Cette réapparition intervient près de neuf mois après sa suspension. Durant cette période, la communication officielle de l’armée avait notamment été assurée par intérim par le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba. Le communiqué du 25 septembre marque donc le retour visible d’Ekenge dans ses fonctions de porte-parole des FARDC.
Le document signé par le général-major annonce un lourd bilan humain après le crash d’un aéronef survenu à Kenge, chef-lieu du Kwango. Selon les informations communiquées par les autorités, plusieurs militaires et civils ont perdu la vie dans cet accident, dont deux hauts responsables de la justice militaire congolaise.
Parmi les victimes figurent le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC. Les deux hauts magistrats militaires revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu.
Selon les premières informations disponibles, l’appareil effectuait la liaison entre Kikwit et Kinshasa lorsqu’un problème est survenu. Le pilote aurait tenté de trouver un endroit où effectuer un atterrissage d’urgence avant que l’avion ne s’écrase dans une parcelle à Kenge. Les circonstances exactes de l’accident restent toutefois à déterminer.
Le bilan communiqué dans les premières heures a évolué au fil des informations. Radio Okapi avait rapporté 13 morts, tandis que le vice-gouverneur du Kwango a ensuite évoqué un bilan de 17 victimes, dont 13 militaires et quatre civils. Les autorités ont précisé que les investigations devaient permettre de confirmer définitivement le bilan et les circonstances du drame.
Face à cette tragédie, les FARDC ont annoncé l’ouverture d’investigations afin de déterminer les circonstances et les causes exactes du crash. Les services compétents doivent notamment sécuriser le site, recueillir les éléments utiles à l’enquête et procéder à l’identification des victimes.
Ainsi, le retour de Sylvain Ekenge à la communication officielle des FARDC intervient dans un contexte particulièrement dramatique, avec la disparition de deux figures majeures de la justice militaire congolaise. Son communiqué constitue surtout le premier signe officiel de sa reprise de fonction après plusieurs mois de suspension, alors que l’enquête sur le crash de Kenge doit désormais établir les causes précises de cet accident.
Réactions (0)
Laissez un commentaire
Soyez le premier à réagir à cet article.