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Religion et spiritualité

​« Ba rikobacha, mais mitema mabe » : Le diagnostic sans concession de Marcello Tunasi sur l'hypocrisie spirituelle

Par Rédaction Jambo
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 « Ba rikobacha, mais mitema mabe » : Le diagnostic sans concession de Marcello Tunasi sur l'hypocrisie spirituelle

Le pasteur Marcello Tunasi a encore une fois frappé les esprits par son franc-parler légendaire. De retour d’un voyage en Inde, le célèbre prédicateur congolais a partagé une réflexion percutante qui secoue les consciences au sein de la communauté chrétienne. Avec son style caractéristique mêlant humour, ironie et vérité crue, il a dressé un contraste saisissant entre la piété de façade de nombreux croyants locaux et la moralité de peuples pourtant éloignés de la foi chrétienne. Une sortie qui est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

Dans son observation, l'homme de Dieu n'a pas hésité à égratigner la culture religieuse indienne, pointant du doigt le polythéisme et le culte des animaux. En affirmant qu'en Inde, « ils adorent la vache, ils adorent l’éléphant » et qu'il y a « partout des démons », Marcello Tunasi rappelle sa position théologique stricte. Cependant, le cœur de son message ne résidait pas dans la critique des croyances hindoues, mais plutôt dans la stupéfaction ressentie face aux valeurs humaines de cette population : « Ce qui m’a étonné, c’est qu’ils sont très gentils et serviables. »

Le véritable tacle du pasteur était réservé à ses propres fidèles et compatriotes, qu'il qualifie ironiquement de « ba rikobacha » (en référence aux expressions de prières intenses ou au parler en langues). Il dénonce un paradoxe criant et douloureux : celui de personnes capables de manifester de grands signes extérieurs de spiritualité, de prophétiser ou de prier avec ferveur, mais dont le quotidien est gangrené par la méchanceté du cœur (*mitema mabe*). Pour lui, la spiritualité sans la transformation morale n'est qu'une coquille vide.

Pour illustrer son propos, Marcello Tunasi a évoqué un mal qui ronge silencieusement les relations humaines : la jalousie face à la réussite d'autrui. Il a fustigé cette attitude hypocrite où le succès d'un ami provoque une douleur interne (*motema pasi*), alors même que l'on affiche une mine réjouie ou que l'on se prétend spirituel. Cette description clinique de la duplicité humaine met en lumière le fossé qui existe parfois entre l'agitation religieuse (« rikidi diki ») et la noirceur des intentions réelles.

Cette prédication résonne comme un appel urgent à l'introspection pour une société où la religion occupe une place centrale, mais où les antivaleurs peinent à reculer. En lançant le cri du cœur « To bongola mitema » (Changeons nos cœurs), le pasteur rappelle que la véritable foi se mesure à la qualité des relations humaines, à la bienveillance et à l'amour du prochain, et non au volume des prières ou à l'assiduité aux cultes.

En définitive, cette sortie de Marcello Tunasi remet les pendules à l'heure sur l'essence même de l'Évangile. Elle invite chaque croyant à quitter le terrain du spectacle spirituel pour s'engager sur le chemin d'une authentique transformation intérieure. Reste à savoir si ce message, reçu entre rires et prises de conscience sur la toile, portera les fruits d'un réel changement de comportement dans le quotidien des f

idèles.


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