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🚱💧 Bukavu assoiffée : à Muhungu, des enfants à 4h du matin pour une goutte d’eau — où est passée la REGIDESO ?

Par Rédaction Jambo
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🚱💧 Bukavu assoiffée : à Muhungu, des enfants à 4h du matin pour une goutte d’eau — où est passée la REGIDESO ?

À Bukavu, particulièrement dans le quartier de Muhungu, l’eau potable est devenue un luxe. Chaque jour, des familles entières vivent au rythme de la pénurie, et ce sont souvent les plus jeunes qui en paient le prix. À l’aube, bien avant le lever du soleil, des enfants se lèvent dès 4 heures du matin, bidons à la main, pour parcourir de longues distances à la recherche d’un point d’eau encore fonctionnel.

Selon un habitant de Muhungu, qui a requis l’anonymat, la situation est devenue insoutenable : « Ici, on ne parle plus de coupures d’eau, mais d’absence totale. Il faut se battre pour quelques litres. Nos enfants arrivent à l’école fatigués, parfois même sans se laver. » Ce témoignage met en lumière une réalité alarmante où les droits les plus fondamentaux, comme l’accès à l’eau potable, ne sont plus garantis.

La responsabilité de la REGIDESO est aujourd’hui au cœur des critiques. Alors que cette entreprise publique est censée assurer la distribution d’eau potable, de nombreux habitants dénoncent un service défaillant, marqué par des coupures prolongées, un manque de communication et une absence de solutions durables. Pour beaucoup, il est incompréhensible qu’une ville aussi importante que Bukavu soit confrontée à une telle crise.

Au-delà de l’inconfort, cette pénurie a des conséquences graves. Elle expose la population à des maladies hydriques, fragilise l’hygiène domestique et accentue les inégalités sociales. Les familles les plus modestes sont contraintes d’acheter de l’eau à des prix élevés ou de recourir à des sources non sécurisées, mettant ainsi leur santé en danger.

Face à cette situation, les habitants appellent à une réaction urgente des autorités. Il ne s’agit plus de promesses, mais d’actions concrètes : réhabilitation des infrastructures, amélioration du réseau de distribution, contrôle de la gestion et investissements conséquents dans le secteur de l’eau. L’accès à l’eau potable n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental.

Bukavu ne peut pas continuer à vivre dans la soif pendant que les institutions restent silencieuses. À Muhungu, chaque bidon rempli est une victoire… mais aussi un rappel douloureux d’un système qui doit impérativement changer.


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