Une affaire inhabituelle suscite de nombreuses réactions à Goma après l’annulation d’un mariage civil prévu le 26 juin. Les autorités communales auraient pris cette décision après avoir découvert que le futur époux, présenté comme célibataire lors des démarches administratives, était déjà légalement marié à Bukavu et père de six enfants.
Selon les informations disponibles, le dossier du concerné avait franchi plusieurs étapes administratives sans qu’aucune anomalie ne soit détectée. Ce n’est qu’à la suite d’une enquête et de vérifications complémentaires que les autorités auraient découvert l’existence d’un premier mariage toujours reconnu par la loi.
Face à ces révélations, la commune a décidé d’annuler la célébration afin de se conformer aux dispositions du Code de la famille. Cette décision a été saluée par certains observateurs qui y voient la preuve de la vigilance des services de l’état civil dans la protection de la légalité des unions.
Toutefois, cette affaire met également en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les administrations publiques dans la gestion des archives matrimoniales. En l’absence d’un système national entièrement numérisé et interconnecté, il demeure parfois difficile de vérifier rapidement la situation matrimoniale réelle d’un citoyen d’une province à une autre.
Plusieurs analystes estiment que la non-automatisation des archives administratives favorise ce type de situations. Lorsque les registres restent principalement physiques ou dispersés entre différentes juridictions, les contrôles deviennent plus complexes et augmentent les risques d’erreurs, d’omissions ou de fausses déclarations.
Au-delà du cas particulier d’Antoine Safari, cette affaire relance donc le débat sur la modernisation de l’état civil en République démocratique du Congo. De nombreux citoyens appellent à la mise en place d’une base de données nationale sécurisée et connectée, capable de faciliter les vérifications administratives et de prévenir efficacement les fraudes liées à l’état civil. :::
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