URGENT Vidéo : Louis Michel persiste et signe le Congo n'est pas un état
Culture & Divertissement

Guerre aux terres en friche : Muhindo Nzangi tape du poing sur la table face aux sénateurs

Par Rédaction Jambo
7 vues

Le ton est monté d'un cran au Sénat lors du grand oral du gouvernement sur la crise alimentaire en République Démocratique du Congo. Convoqué par la chambre haute pour défendre son bilan et ses orientations stratégiques, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a choisi la franchise pour dénoncer les dérives foncières qui bloquent le développement du pays. Sans détours, le ministre a fustigé l'attitude de certaines élites politiques et économiques qui s'approprient d'immenses espaces ruraux uniquement pour le prestige de la propriété, au détriment direct de l'intérêt général et de la production nationale.

Devant des parlementaires attentifs, le patron de l'agriculture congolaise a fermement condamné cette culture de la spéculation foncière en déclarant que l’accaparement des terres sans aucune mise en valeur devait impérativement cesser. Pour Muhindo Nzangi, il est devenu inadmissible de tolérer l'existence de domaines s'étendant sur des milliers d'hectares, abusivement labellisés au nom de « X ou Y », mais qui restent désespérément vides de toute activité agricole. Cette situation paradoxale prive le pays d'une source vitale de denrées alimentaires alors que le potentiel arable de la RDC est l'un des plus importants du continent.

Ce réquisitoire contre les fermes fantômes met en lumière une injustice sociale criante qui frappe directement le monde paysan. Pendant que ces vastes étendues dorment sous l'effet de l'abandon, des millions de petits producteurs locaux et de familles rurales se démènent quotidiennement pour trouver de petits espaces viables à cultiver. En privant la population laborieuse de l'accès à la terre, ce système d'accaparement stérile entretient la précarité des ménages, freine l'autosuffisance et aggrave la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits de première nécessité.

Cette déclaration s'inscrit en ligne droite de la vision politique de la « revanche du sol sur le sous-sol » promue par l'exécutif pour diversifier l'économie congolaise. Pour le ministre, la relance agricole ne pourra pas se concrétiser par de simples distributions d'intrants ou de tracteurs si la ressource principale, à savoir la terre arable, reste confisquée par des intérêts privés improductifs. Muhindo Nzangi entend ainsi poser les bases d'une réforme agraire plus juste et contraignante, où la propriété foncière sera désormais conditionnée par des résultats tangibles en matière de récoltes et de création d'emplois.

L'intervention du ministre devant les sénateurs sonne donc comme un avertissement solennel destiné aux grands propriétaires terriens de toutes les provinces. Alors que le débat parlementaire se poursuit sur les voies et moyens de briser le paradoxe de la faim dans un pays aussi fertile, la fermeté affichée par le ministère de l'Agriculture laisse présager des contrôles accrus sur le terrain. Reste maintenant à transformer ces paroles fortes en décrets d'application pour que les milliers d'hectares en friche redeviennent enfin les greniers nourriciers dont le peuple congolais a urgemment be

soin.


Réactions (0)

Laissez un commentaire

Soyez le premier à réagir à cet article.

Restez informé !

Recevez nos articles directement dans votre boîte mail.