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Kinshasa : la motion contre le VPM de l’Intérieur rejetée pour irrégularités dans les signatures

Par Rédaction Jambo
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Kinshasa : la motion contre le VPM de l’Intérieur rejetée pour irrégularités dans les signatures

 

La motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani Lukoo, n’a pas franchi l’étape décisive à l’Assemblée nationale. À l’origine de ce rejet : des doutes sérieux sur la validité de plusieurs signatures apposées sur le document, pourtant présenté comme soutenu par 56 députés.

Des irrégularités pointées dans la liste des signataires

Selon une analyse de la plateforme parlementaire Talatala, quatre signatures posent problème et fragilisent l’ensemble de la démarche. Dans le détail, il s’agit d’une ligne raturée, d’une autre laissée vide mais assortie d’une signature, ainsi que de deux noms qui ne correspondent à aucun député officiellement répertorié dans les bases de données parlementaires.

Ces anomalies remettent en cause le seuil requis pour la recevabilité d’une motion de défiance, un mécanisme strictement encadré par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En conséquence, la motion a été jugée irrecevable avant même d’être débattue sur le fond.

L’initiateur rejette toute idée d’échec

À l’origine de la démarche, le député national Laddy Yangotikala refuse toutefois de parler d’un revers. Réagissant à chaud après la décision, il a insisté sur la portée politique de son initiative :

« Le peuple nous observe. De toute façon, j’ai fait ma part », a-t-il déclaré.

L’élu conteste également les accusations portant sur la qualité des signataires. Selon lui, tous les noms inscrits correspondent bel et bien à des députés, affirmant disposer de preuves vidéo des différentes signatures.

Un message politique au-delà de la procédure

Au-delà de l’issue procédurale, Laddy Yangotikala affirme que la motion n’avait pas pour objectif principal de viser personnellement le vice-Premier ministre. Il la présente plutôt comme un signal politique fort adressé à l’exécutif.

« Je n’ai pas échoué. Je crois qu’à partir de maintenant ils vont commencer à sécuriser la population », a-t-il soutenu, estimant que la pression parlementaire exercée a déjà produit ses effets.

L’initiative visait notamment à attirer l’attention sur la question sécuritaire et à dénoncer ce que le député considère comme une immixtion de l’exécutif dans les prérogatives du pouvoir législatif et judiciaire.

  • Une affaire révélatrice des tensions institutionnelles
  • Cet épisode met en lumière les tensions persistantes entre institutions en République démocratique du Congo, où les mécanismes de contrôle parlementaire se heurtent souvent à des contraintes procédurales et politiques.
  • Si la motion n’a pas abouti, elle aura néanmoins relancé le débat sur la gouvernance sécuritaire et l’équilibre des pouvoirs, dans un contexte où les attentes de la population restent pa
  • rticulièrement élevées.

 


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