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Politique

​Le Cri d'un Détenu : Constant Mutamba Brise le Silence et Promet un Déballage Judiciaire le 13 Juillet

Par Rédaction Jambo
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Le feuilleton politico-judiciaire qui captive la République Démocratique du Congo vient de franchir un nouveau cap d'intensité dramatique. Depuis sa cellule de détention, l'ancien ministre de la Justice Constant Mutamba a adressé une lettre ouverte retentissante au peuple congolais ainsi qu’aux nations africaines. Dans ce manifeste aux accents de résistance, le leader politique annonce l'ouverture imminente d'une nouvelle procédure à son encontre, qu'il qualifie sans détour de « troisième procès politique », programmé pour le 13 juillet prochain devant la Cour de cassation.

Au cœur de cette nouvelle tempête juridique se trouve le dossier ultrasensible du FRIVAO, le fonds d'indemnisation des victimes des guerres de Kisangani. L'ancien garde des Sceaux dénonce une machination de grande envergure orchestrée par ses détracteurs après l'échec, selon lui, d'une première manœuvre initiée devant la Cour d'appel. Constant Mutamba rejette catégoriquement les accusations, affirmant qu'il est transformé en prévenu dans une affaire de gestion financière à laquelle il n'est mêlé ni de près ni de loin, un acharnement qui s'accompagne de l'arrestation de plusieurs de ses militants.

Pour le jeune leader de la dynamique d'opposition, cette nouvelle offensive des tribunaux s'apparente à un aveu de faiblesse de la part du régime en place. Il estime que cette relance des poursuites prouve que l'objectif de neutralisation poursuivi lors de ses précédents démêlés judiciaires n'a pas été pleinement atteint. Selon sa lecture des événements, ce regain d'hostilité de l'appareil d'État aurait été déclenché après que la population a ouvertement réclamé sa libération immédiate devant le chef de l'État Félix Tshisekedi, lors d'une cérémonie officielle au Palais de la Nation.

Malgré un état de santé visiblement chancelant, l'ancien ministre refuse de capituler ou de se laisser intimider par ce qu'il qualifie de chantage politique et de manipulation de l'appareil judiciaire. Il a officiellement annoncé sa décision de quitter son lit d'hôpital, où il se trouve alité sous traitement médical depuis plusieurs mois, pour mener ce combat de front. Constant Mutamba confirme qu'il se présentera en personne à la barre le 13 juillet 2026, médicaments à la main, déterminé à défendre son honneur, sa vérité et son innocence.

Loin de redouter cette confrontation, le détenu entend transformer ce rendez-vous judiciaire en une tribune de vérité absolue pour l'opinion publique nationale et internationale. Il exige formellement que l'intégralité des audiences de ce procès soit retransmise en direct sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ainsi que sur les grands médias privés. Une exigence de transparence qui vise à prendre à témoin le peuple congolais face à une procédure qu'il souhaite rendre historique.

Cette exigence de clarté médiatique s'adresse en priorité aux véritables bénéficiaires du fonds, à savoir les milliers de sinistrés des tragédies de Kisangani, dont Constant Mutamba rappelle qu'il fait lui-même partie. L'ex-ministre promet de faire toute la lumière sur les flux financiers du FRIVAO, en analysant la gestion du fonds avant, pendant et après son propre passage aux affaires. Son objectif est de démontrer les failles du système et de prouver que les accusations portées contre lui ne sont qu'un écran de fumée.

Dans sa charge finale, le leader politique dresse un constat particulièrement sévère sur l'évolution de l'appareil judiciaire de son pays sous le régime actuel. Il déplore publiquement le fait que la justice congolaise soit devenue, selon ses termes, un instrument de règlement de comptes politiques au service exclusif d'un groupe d'intérêts. En se positionnant en victime d'un système partial, il tente de mobiliser la conscience citoyenne contre les dérives autoritaires.

La missive se conclut sur une note de mobilisation idéologique forte, empruntant des slogans historiques de la résistance africaine. En signant par un vibrant « Résistance ! » suivi de la formule célèbre « La patrie ou la mort, nous vaincrons », Constant Mutamba cherche à politiser au maximum son dossier judiciaire en vue de l'échéance du 13 juillet. Le compte à rebours est désormais lancé pour ce qui s'annonce déjà comme l'un des procès les plus explosifs de l'année 2026 à Kinshasa.


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