🇨🇩🇸🇳 « Le plan de Macron déjoué en RDC » : Siméon Isako établit un parallèle explosif entre Dakar et Kinshasa
La crise politique qui secoue actuellement le Sénégal continue d’alimenter les débats sur le continent africain. Dans une analyse publiée sur son compte X, le journaliste congolais Siméon Isako avance une lecture particulièrement controversée de la situation, en pointant directement du doigt le président français Emmanuel Macron comme étant l’homme derrière les tensions entre le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son désormais ex-Premier ministre Ousmane Sonko.
Selon Siméon Isako, la France aurait favorisé un climat de division au sommet de l’État sénégalais, aboutissant au limogeage d’Ousmane Sonko, considéré par plusieurs observateurs africains comme une figure du panafricanisme et d’une rupture avec l’influence occidentale traditionnelle en Afrique francophone. Pour le journaliste, “le coup de Emmanuel Macron a trouvé un terrain favorable au Sénégal”, laissant entendre que les divergences politiques auraient été exploitées pour fragiliser l’unité du pouvoir sénégalais.
Dans son analyse, Siméon Isako établit également un parallèle avec la situation politique en République démocratique du Congo. Il affirme que le président français aurait déjà tenté une stratégie similaire en RDC, en cherchant à opposer le président Félix Tshisekedi à Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et figure majeure de la coalition au pouvoir. D’après lui, cette tentative d’instrumentalisation n’aurait cependant pas abouti grâce à la “clairvoyance” et à la “vigilance” du chef de l’État congolais.
Le journaliste affirme même que certains députés congolais auraient rapidement compris l’existence d’un “stratagème” visant à créer une fracture politique au sommet de l’État. Cette prise de conscience aurait contribué, selon lui, à désamorcer une crise institutionnelle qui aurait pu fragiliser davantage le pays dans un contexte régional déjà tendu.
Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, interviennent dans un climat où les relations entre plusieurs pays africains et la France sont de plus en plus scrutées. De Dakar à Kinshasa, les questions liées à la souveraineté, à l’influence étrangère et au panafricanisme occupent désormais une place centrale dans les débats politiques africains.
Si aucune preuve officielle n’a été apportée pour étayer ces accusations visant Emmanuel Macron, cette sortie médiatique de Siméon Isako illustre néanmoins la montée d’un discours critique envers l’influence française en Afrique. Un discours qui trouve un écho grandissant auprès d’une partie de l’opinion publique africaine, particulièrement dans les pays francophones.
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