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Politique

L’onde de choc à l’Assemblée : le camp Mutamba claque la porte aux côtés de l'opposition

Par Rédaction Jambo
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Le climat politique au Palais du Peuple vient de monter d'un cran ce mercredi 27 mai 2026. Dans un revirement spectaculaire qui secoue les états-majors politiques, les députés fidèles à l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ont joint leurs voix à celles des figures majeures de l'opposition, notamment Joseph Kabila, Moïse Katumbi et Martin Fayulu. Joignant l'acte à la parole, ce bloc de contestation a boycotté la séance plénière de l'Assemblée nationale pour marquer son opposition catégorique à tout projet de révision ou de changement de la Constitution actuelle de la République Démocratique du Congo.

Ce départ fracassant de l’hémicycle intervient au moment crucial où l'institution parlementaire examine la proposition de loi organique sur l'organisation du référendum. Pour les partisans de Constant Mutamba et les leaders de l'opposition, cette réforme n'est rien d'autre qu'un outil juridique destiné à baliser la voie à une modification constitutionnelle jugée inopportune. En unissant leurs forces, ces courants politiques historiquement antagonistes créent un front commun inattendu, exigeant de manière unanime le strict respect des textes et allant jusqu'à réclamer le départ du chef de l'État.

Pour de nombreux observateurs et partisans, cette prise de position radicale sonne comme une rupture majeure et suscite un sentiment d'incompréhension face à la trajectoire de celui que ses militants surnomment le « Soldat ». Sa participation passée au gouvernement de l'Union Sacrée, sur nomination directe du président Félix Tshisekedi, avait pourtant été perçue comme un pacte de collaboration institutionnelle. Ce basculement vers une opposition frontale illustre la volatilité des alliances politiques à Kinshasa, où les convictions autour de la loi fondamentale redéfinissent désormais les camps.

Au sein de l'opinion publique et sur les réseaux sociaux, ce coup de théâtre provoque de vifs débats entre déception et messages d'encouragement pour la suite des événements. Si certains fustigent un manque de cohérence politique de la part de l'ancien ministre, d'autres saluent un sursaut de courage face à ce qu'ils considèrent comme une dérive institutionnelle liée au projet de changement constitutionnel. Ce boycott collectif fragilise l'illusion d'un consensus autour des réformes initiées par la majorité présidentielle et annonce des jours tumultueux dans l'arène politique.

Alors que la majorité au pouvoir tente de minimiser la portée de ce retrait pour poursuivre l'agenda législatif, la cristallisation des forces anti-révisionnistes marque un tournant. Le geste de la formation politique de Constant Mutamba, s'alignant sur les poids lourds de l'opposition, prouve que la question constitutionnelle est devenue le principal point de fracture en RDC. Le bras de fer ne fait que commencer, et chaque camp affûte désormais ses armes pour le contrôle de l'opinion publique et le destin des institutions du

pays.


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