Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la mise en berne des drapeaux sur toute l’étendue du territoire national à partir du lundi 28 septembre 2026, à la suite du crash aérien survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango. Cette décision intervient sur instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en hommage aux victimes de cette tragédie.
Le drame a notamment coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, et au lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire. Plusieurs membres de leur délégation ainsi que des membres de l’équipage ont également péri dans l’accident.
Selon le communiqué gouvernemental rendu public samedi 26 septembre, les drapeaux resteront en berne jusqu’à l’inhumation des illustres disparus. Le gouvernement a également décrété trois jours de deuil national, qui seront observés avant les obsèques.
Le crash s’est produit vendredi 25 septembre à Kenge, alors que l’appareil revenait d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province du Kwilu. Les FARDC ont confirmé le décès des deux hauts magistrats militaires et de plusieurs autres personnes qui se trouvaient à bord.
D’après les informations communiquées par la Régie des voies aériennes, l’appareil était un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC et basé à l’aéroport de Ndolo à Kinshasa. Il effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo-retour. Selon les éléments rapportés, l’avion transportait 16 personnes, dont quatre membres d’équipage, et aucun survivant n’a été retrouvé.
La disparition simultanée des deux officiers généraux constitue un événement majeur pour la justice militaire congolaise. Joseph Mutombo Katalayi Tiende dirigeait la Haute Cour militaire, tandis que Lucien-René Likulia Bakumi était à la tête de l’Auditorat général des FARDC. Leur disparition intervient alors que les juridictions militaires sont engagées dans plusieurs dossiers importants.
Les autorités congolaises ont par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les faits, les circonstances et les causes exactes du crash. Les services de sécurité et les services techniques doivent notamment préserver les éléments utiles à l’enquête et contribuer à l’identification des victimes. À ce stade, aucune cause définitive de l’accident n’a été établie.
Face à cette tragédie, le gouvernement appelle la population congolaise au recueillement, à la retenue et à la dignité. Il demande également de ne pas diffuser des images ou des propos susceptibles de porter atteinte à l’honneur des personnes disparues ou d’accroître la douleur de leurs familles.
Le président Félix Tshisekedi avait exprimé sa profonde douleur après l'annonce du crash. Selon la Présidence relayée par l’Agence congolaise de presse, le chef de l’État a adressé ses pensées aux familles des victimes, notamment celles des deux hauts magistrats militaires, ainsi qu’aux membres de leur délégation et de l’équipage.
Avec la mise en berne des drapeaux et les trois jours de deuil national annoncés, la République démocratique du Congo entend ainsi marquer officiellement la gravité de cette disparition collective. Les cérémonies d’inhumation des victimes devraient préciser le calendrier de la fin de cette période de deuil national. Entre-temps, l’enquête devra permettre de faire toute la lumière sur les circonstances de l’accident de Kenge.
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